Si vous cherchez « Fygr » pour équiper votre PME d'un logiciel de trésorerie, vous atterrissez aujourd'hui sur un autre nom : Okimia. Le 18 juin 2026, l'éditeur a annoncé son changement de nom et le lancement d'un module de paiement. Le site fygr.io redirige désormais vers okimia.com. Le produit, l'équipe et les fondateurs sont les mêmes ; la société, elle, porte toujours le nom de FYGR au registre.
Face à lui, Agicap, le leader lyonnais du secteur, dont nous avons déjà comparé l'offre à un simple fichier dans Agicap vs Excel. Les deux font la même chose sur le papier : connecter vos banques, classer les flux et construire un prévisionnel. Ils diffèrent sur trois points qui pèsent lourd dans une PME : la transparence des prix, la taille de l'éditeur et ce qu'ils font au-delà de la trésorerie. Ce comparatif a été établi à partir des pages tarifaires, des conditions générales et des centres d'aide des deux éditeurs, du registre des entreprises et de la liste officielle des plateformes agréées de la DGFiP, consultés le 28 octobre 2026.
La réponse en 30 secondes
Choisissez Okimia (ex-Fygr) si…
- vous êtes une seule société, sous 5 M€ de chiffre d'affaires, avec quatre banques au plus ;
- vous voulez connaître le prix avant d'appeler : 69 ou 104 € HT par mois en annuel, affichés ;
- vous voulez essayer seul, sept jours, sans rendez-vous commercial ;
- placer vos excédents de trésorerie depuis le même outil vous intéresse.
Choisissez Agicap si…
- vous gérez plusieurs sociétés ou dépassez 5 M€ de chiffre d'affaires, là où Okimia passe aussi sur devis ;
- la taille et la rentabilité de l'éditeur comptent dans votre choix ;
- vous voulez une plateforme agréée de facturation électronique dans le même outil ;
- vous acceptez un devis après rendez-vous et un engagement de 12 mois.
Le tableau, ligne par ligne
| Critère | Okimia (ex-Fygr) | Agicap |
|---|---|---|
| Société | FYGR SAS (SIREN 879 238 061), créée le 26 novembre 2019, siège à Louviers (Eure) au registre ; 25 collaborateurs et plus de 3 000 clients annoncés | Agicap SAS, Lyon (SIREN 823 248 703), créée en 2016, catégorie ETI au registre ; environ 550 salariés fin 2024 |
| Prix publié | Starter 69 € HT par mois en annuel (99 € en mensuel) ; Pro 104 € HT en annuel (149 € en mensuel) ; Entreprise sur devis | Aucun : devis personnalisé après un calculateur (comptes bancaires, chiffre d'affaires, coordonnées) |
| Plafonds des offres | Starter : 2 M€ de CA, 1 entité, 2 banques, 3 000 transactions ; Pro : 5 M€, 1 entité, 4 banques, 10 000 transactions | Paliers selon le nombre de comptes (1, 2, 3 à 6, 6 à 15, illimité) et onze tranches de CA |
| Engagement | Mensuel sans durée minimale, ou annuel (−30 %) reconduit tacitement ; résiliation au moins 7 jours avant l'échéance, sans remboursement | Offre annuelle, engagement de 12 mois minimum |
| Essai | 7 jours gratuits en autonomie, ou démonstration de 30 minutes | « Quelques jours », accompagné d'un conseiller |
| Connexion bancaire | Agrégateurs Powens et Bridge (agréés par l'ACPR), plus EBICS TS ; « plus de 1 800 » ou « 2 000+ » banques selon la page | Plus de 300 banques françaises et internationales, via les connecteurs DSP2 |
| Fraîcheur des données | Une à deux synchronisations par jour | Synchronisation quotidienne ; toutes les 12 heures via DSP2 |
| Outils de gestion | Pennylane, Sage, Cegid, Odoo… ; 1 intégration API en Starter, 3 en Pro, API ou SFTP en Entreprise | Plus de 150 logiciels comptables et financiers annoncés |
| Utilisateurs | 1, 3 ou illimité selon le tableau des offres ; « sans surcoût par siège » selon la FAQ de la même page | Non lié au prix, qui dépend des comptes et du CA |
| Au-delà de la trésorerie | Virements SEPA et EBICS, cartes corporate, placement de trésorerie sur fonds monétaires (tous sur devis sauf le placement) | Paiement des fournisseurs, relances clients, dépenses ; plateforme agréée de facturation électronique |
| Hébergement | AWS, Francfort (Allemagne) | À demander par écrit avant de signer |
| Le vrai risque | Sortir des plafonds Starter ou Pro et basculer sur devis sans l'avoir anticipé | Signer 12 mois avant d'avoir testé toutes ses banques |
Fygr devient Okimia : ce qui change pour vous
D'après le communiqué publié le 18 juin 2026, Fygr a été fondé par François Menjaud et Geoffrey Laird, accompagne plus de 3 000 entreprises, compte 25 collaborateurs et vise à doubler son revenu et atteindre la rentabilité d'ici un an. Le nouveau nom accompagne un changement de périmètre : l'outil ne se contente plus de piloter la trésorerie, il permet aussi de payer (virements SEPA unitaires ou groupés, cartes virtuelles et physiques) et de placer les excédents.
Pour un client, trois choses sont à savoir. D'abord, votre contrat est signé avec FYGR : c'est le nom qui figure dans les conditions générales (mises à jour le 16 juin 2026) et au registre, où les deux fondateurs apparaissent comme président et directeur général. Cherchez donc les deux noms dans vos factures et vos contrôles fournisseurs. Ensuite, vos anciens favoris et vos liens d'intégration en fygr.io sont redirigés, mais vérifiez les adresses de support : le service client passe désormais par okimia.com. Enfin, le changement de nom ne change ni les prix ni les fonctions de trésorerie existantes ; il ajoute des modules, dont la plupart sont sur devis.
Le contraste avec Agicap est net sur la taille de l'éditeur. Agicap, classé ETI au registre, annonçait fin 2024 environ 550 salariés, une rentabilité atteinte au troisième trimestre 2024 et une levée de 45 M€ (source : CFNEWS, novembre 2024). Okimia est une PME de 25 personnes qui n'est pas encore rentable. Ce n'est pas un défaut en soi, beaucoup de clients apprécient un interlocuteur qui connaît leur dossier, mais c'est un critère de pérennité à mettre en face de la durée de votre engagement. Un abonnement mensuel limite d'ailleurs ce risque, ce qu'Agicap ne propose pas.
Les prix : l'un affiche, l'autre chiffre sur rendez-vous
C'est la différence la plus visible. Okimia publie deux offres chiffrées ; Agicap n'en publie aucune. Sa page tarifaire ne contient pas un seul symbole euro (vérifié à nouveau le 28 octobre 2026) et ses données structurées décrivent une seule offre, un « devis personnalisé ». Nous ne pouvons donc mettre en face d'Okimia que ce qu'Agicap rend public : la logique de son calcul.
Trois remarques. La remise de 30 % en annuel est réelle, mais elle a une contrepartie : selon les conditions générales, l'abonnement est reconduit pour une période identique, la résiliation doit arriver au moins sept jours avant l'échéance et aucun remboursement n'est prévu. L'annuel d'Okimia est donc un engagement de 12 mois, comme celui d'Agicap ; seul le mensuel est vraiment libre.
Ensuite, les prix publiés ne valent que dans les plafonds. Une PME qui a trois sociétés, ou qui dépasse 5 M€ de chiffre d'affaires, est renvoyée vers l'offre Entreprise, sur devis, exactement comme chez Agicap. Or c'est précisément la cible d'Agicap : plus de 80 % de ses nouveaux clients réalisaient entre 5 et 10 M€ de chiffre d'affaires lors de sa levée fin 2024. Autrement dit, au-delà de ce seuil, les deux éditeurs se comparent devis contre devis, et l'avantage de transparence d'Okimia disparaît.
Enfin, sous 5 M€ et avec une seule société, la comparaison penche nettement : un budget de 828 à 1 248 € HT par an chez Okimia, contre un devis Agicap inconnu mais calibré pour des entreprises plus grandes. C'est d'ailleurs l'argument que l'éditeur met en avant dans les avis clients qu'il cite. Pour savoir si l'un ou l'autre se rentabilise, la méthode reste celle de notre comparatif Agicap vs Excel : divisez le coût annuel par votre coût horaire chargé et comparez au temps réellement gagné.
Ce qui fait changer de palier
Les deux éditeurs facturent d'après votre structure, pas d'après le nombre de personnes qui se connectent. Mais ils ne regardent pas exactement les mêmes compteurs. Avant le premier appel, notez ces chiffres :
- Le nombre de banques : 2 en Starter, 4 en Pro chez Okimia. Attention, c'est un nombre de banques connectées, pas de comptes. Chez Agicap, le calculateur compte des comptes bancaires (1, 2, 3 à 6, 6 à 15, illimité).
- Le chiffre d'affaires : plafonds de 2 M€ et 5 M€ chez Okimia ; onze tranches chez Agicap, de moins de 1 M€ à plus de 600 M€.
- Le volume de transactions : 3 000 en Starter, 10 000 en Pro. Une PME de négoce ou un commerce en ligne avec beaucoup de petits encaissements peut atteindre ce seuil bien avant celui du chiffre d'affaires. Agicap ne publie aucun compteur de ce type.
- Le nombre de sociétés : dès la deuxième entité, Okimia passe sur devis ; Agicap traite le multi-sociétés sur mesure.
- Les intégrations : une seule intégration API avec un outil de gestion en Starter, trois en Pro. Si votre comptabilité, votre facturation et votre outil de notes de frais doivent tous alimenter le prévisionnel, comptez-les.
Ce dernier point est souvent oublié. Le prévisionnel ne vaut que par les factures à venir qu'il connaît : sans connexion à l'outil de facturation, il ne voit que le passé bancaire. Vérifiez que votre logiciel comptable figure dans la liste de chaque éditeur et que la connexion remonte bien les factures non payées, pas seulement les écritures. Si vous hésitez encore sur l'outil comptable lui-même, notre comparatif Pennylane vs Tiime montre ce que leurs propres tableaux de trésorerie couvrent déjà.
Banques et fraîcheur : match nul, ou presque
Okimia s'appuie sur deux agrégateurs bancaires agréés par l'ACPR, Powens et Bridge, et propose aussi une connexion EBICS TS, le protocole sécurisé que les banques françaises réservent d'ordinaire aux entreprises. Son centre d'aide indique que les transactions sont synchronisées une à deux fois par jour, et que les 12 à 24 dernières heures peuvent donc manquer. Agicap, de son côté, décrit une synchronisation quotidienne et une récupération toutes les 12 heures par les connecteurs DSP2.
En pratique, les deux outils se valent sur ce point : aucun n'est en temps réel, et c'est très bien pour un prévisionnel. Ce qui compte davantage, c'est la reconnexion. La directive européenne DSP2 impose de renouveler régulièrement le consentement d'accès aux comptes par une authentification forte. Une connexion non renouvelée cesse de se mettre à jour, et le solde affiché vieillit sans alerte visible. Pendant l'essai, notez combien de vos banques demandent une reconnexion et à quelle fréquence : c'est la vraie mesure de la charge quotidienne.
Si vos banques sont surtout des néobanques professionnelles, vérifiez aussi leurs propres outils de prévision avant d'ajouter un abonnement : notre comparatif Qonto vs Shine détaille ce qu'elles incluent.
Payer, placer, facturer : les deux éditeurs ne s'étendent pas dans la même direction
Okimia va vers la banque. Le module lancé en juin permet d'initier des virements depuis un compte de paiement Okimia ou depuis vos banques par EBICS, et d'émettre des cartes corporate ; chaque paiement programmé met à jour le prévisionnel. L'éditeur est inscrit à l'ORIAS comme courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP) et comme conseiller en investissements financiers (CIF). Le placement de trésorerie passe par des fonds monétaires conservés par CACEIS, la banque dépositaire du groupe Crédit Agricole, en euros, dollars, francs suisses ou livres sterling, avec un retrait possible chaque jour ouvré en moins de 24 heures.
Le coût de ce placement est publié dans le centre d'aide : 0,25 % par an pour le gestionnaire du fonds et jusqu'à 0,5 % par an pour Okimia, prélevés chaque jour sur les intérêts. Sur 100 000 € placés toute l'année, cela peut représenter jusqu'à 750 € de frais. Le service reste pratique pour une PME qui laisse dormir de l'argent sur un compte courant, mais comparez le rendement net affiché avec celui d'un compte à terme ou d'un fonds monétaire souscrit directement auprès de votre banque.
Agicap va vers la facture. En plus des paiements fournisseurs, des relances clients et de la gestion des dépenses, Agicap figure sur la liste officielle des plateformes agréées de facturation électronique de la DGFiP, immatriculée le 20 janvier 2026. Okimia n'apparaît sur aucune des deux listes publiées par l'administration (consultées le 28 octobre 2026) : il se connecte à vos outils de facturation, il n'en est pas un.
Ce point a un calendrier. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir leurs factures par une plateforme agréée ; les PME et micro-entreprises devront aussi les émettre ainsi à partir du 1er septembre 2027. Si votre plateforme n'est pas encore choisie, Agicap peut cumuler les deux rôles. Mais ne laissez pas l'outil de trésorerie décider de la plateforme : comparez-les sur leurs propres critères avec notre guide pour choisir sa plateforme agréée.
Ce que ce tableau ne vous dit pas
1. Le comparatif publié par un éditeur n'est pas un comparatif. Okimia tient une page « Okimia vs Agicap ». Sur la ligne « Synchronisation bancaire (DSP2 et EBICS) », elle porte la mention « EBICS uniquement » ; or la documentation d'Agicap décrit précisément des connecteurs DSP2. La même page oppose une note Google de 4,9 à 4,5. Lisez ces pages comme des argumentaires, et vérifiez chaque ligne dans la documentation du concurrent.
2. Un tableau des offres et une FAQ qui se contredisent sur la même page. Le tableau comparatif d'Okimia indique 1 utilisateur inclus en Starter, 3 en Pro, un nombre illimité en Entreprise. Quelques lignes plus bas, la FAQ assure qu'un compte « peut compter plusieurs utilisateurs, pas un seul » et qu'on peut donner accès aux comptables « sans surcoût par siège ». Les deux peuvent être vrais (des utilisateurs supplémentaires sans prix par siège, mais via un changement d'offre), mais seul votre devis le dira. Faites écrire le nombre d'accès inclus.
3. Le nombre de banques change selon la page. Le menu d'okimia.com annonce « plus de 1 800 banques », la page presse « 2 000+ banques connectées ». Agicap annonce « plus de 300 banques ». Ces chiffres ne se comparent pas : l'un compte probablement chaque établissement couvert par ses agrégateurs, l'autre des banques principales. La seule liste qui compte est celle de vos propres banques, testée pendant l'essai.
4. « Le même principe qu'un compte à terme »… qui n'en est pas un. Le centre d'aide d'Okimia compare son placement à un compte à terme. Un fonds monétaire est pourtant un produit financier, pas un dépôt bancaire : son risque est noté 1 sur une échelle de 7, faible mais non nul, son rendement suit les taux des banques centrales, et il ne relève pas de la garantie des dépôts. Avec jusqu'à 0,75 % de frais annuels, la comparaison doit se faire sur le rendement net, pas sur le principe.
5. Le nom commercial n'est pas le nom du contrat. La marque s'appelle Okimia, la société qui signe s'appelle FYGR. Le communiqué de juin la dit « basée à Paris » et « fondée en 2020 » ; le registre la domicilie à Louviers et la date du 26 novembre 2019. Rien d'anormal, les équipes travaillent souvent ailleurs qu'au siège social, mais c'est le nom et le SIREN du registre qu'il faut contrôler dans votre référencement fournisseur, votre contrat de sous-traitance des données et vos factures.
Données, hébergement et IA
Okimia héberge son application chez AWS, à Francfort. Les données restent donc dans l'Union européenne, ce qui répond à l'exigence du RGPD sur la localisation. Elles sont toutefois confiées à un fournisseur américain, soumis au droit des États-Unis ; pour la plupart des PME, ce n'est pas bloquant, mais c'est une ligne à inscrire dans votre registre des traitements. Pour Agicap, nous n'avons pas trouvé d'indication aussi précise dans les pages consultées : demandez-la par écrit.
Okimia propose aussi une API et un serveur MCP, le protocole qui permet de brancher un assistant comme Claude sur vos données de trésorerie. L'idée est séduisante (« quel sera mon solde fin décembre si ce client paie en retard ? »), mais elle ouvre une nouvelle porte de sortie pour des données sensibles. Avant de l'activer, décidez qui y a droit, avec quel compte d'assistant et en lecture seule ou non.
Dans les deux cas, posez les mêmes questions avant de signer : qui a autorisé l'accès aux comptes, avec quels droits, comment récupérer l'historique en fin de contrat et dans quel délai les données sont supprimées.
Notre avis de DSI à temps partagé
Pour une PME mono-société de moins de 5 M€ de chiffre d'affaires, avec deux à quatre banques, Okimia est aujourd'hui le choix le plus rationnel des deux : prix connu, essai autonome, mensuel possible. Commencez en mensuel pendant un trimestre, puis passez en annuel une fois l'outil adopté : la remise de 30 % se mérite après l'essai, pas avant.
Dès que vous gérez plusieurs sociétés ou dépassez 5 M€, les deux éditeurs passent sur devis et la comparaison change de nature. Agicap apporte alors la solidité d'un éditeur rentable de plusieurs centaines de personnes et la plateforme agréée de facturation électronique ; Okimia apporte un interlocuteur dédié et le placement de trésorerie intégré. Demandez les deux devis, à périmètre identique, et comparez-les ligne à ligne. Et si votre comptabilité est déjà tenue dans Pennylane, vérifiez d'abord si son module trésorerie ne suffit pas : c'est l'objet de notre comparatif Pennylane vs Agicap.
Dans tous les cas, l'outil ne remplace pas la méthode : un prévisionnel n'a de valeur que s'il est contrôlé chaque semaine et commenté chaque mois, comme le détaille notre guide pour optimiser sa trésorerie grâce aux données de l'ERP. C'est le rôle d'un accompagnement en data et ERP : choisir l'outil adapté à votre taille, connecter banques, comptabilité et facturation, puis installer ce rituel. Et si la question dépasse la trésorerie, un DSI externalisé peut arbitrer l'ensemble de vos outils de gestion.
Pour situer cet outil parmi toutes les options (tableur, module comptable, outil dédié, TMS) et voir les prix publics côte à côte, lisez notre guide pour choisir un logiciel de trésorerie en PME, qui clôt la série.
Comment trancher en trois semaines
- Posez vos compteurs. Nombre de sociétés, de banques, de comptes, chiffre d'affaires et volume mensuel de transactions : ils décident à eux seuls si Okimia reste dans ses offres publiques ou passe sur devis.
- Listez vos outils à connecter. Comptabilité, facturation, notes de frais, ERP : vérifiez qu'ils figurent chez les deux éditeurs et comptez les intégrations nécessaires.
- Lancez l'essai Okimia en parallèle de la démonstration Agicap. Sept jours en autonomie d'un côté, un essai accompagné de l'autre : connectez les mêmes banques et le même logiciel comptable.
- Mesurez la fraîcheur et les reconnexions. Chaque matin, comparez le solde affiché au solde bancaire et notez les connexions à renouveler.
- Faites écrire les devis à périmètre identique. Utilisateurs inclus, modules, durée d'engagement, préavis de résiliation, révision de prix et restitution des données en fin de contrat.
- Décidez sur le coût par heure gagnée. Divisez le coût annuel de chaque offre par le nombre d'heures réellement économisées pendant l'essai, et retenez le plus bas, à condition que l'éditeur passe votre test de pérennité.
Questions fréquentes
Fygr et Okimia, est-ce la même chose ?
Oui. Fygr a annoncé le 18 juin 2026 son changement de nom en Okimia, accompagné d'un module de paiement. Le site fygr.io redirige vers okimia.com. La société qui signe les contrats s'appelle toujours FYGR au registre (SIREN 879 238 061), avec les mêmes fondateurs.
Combien coûte Okimia ?
Au 28 octobre 2026, l'offre Starter coûte 69 € HT par mois en annuel ou 99 € en mensuel, pour une société de moins de 2 M€ de chiffre d'affaires et deux banques. L'offre Pro coûte 104 € HT par mois en annuel ou 149 € en mensuel, jusqu'à 5 M€ et quatre banques. Au-delà, ou dès plusieurs sociétés, l'offre Entreprise est sur devis.
Agicap est-il plus cher qu'Okimia ?
Impossible de l'affirmer avec un chiffre : Agicap ne publie aucun prix et établit un devis d'après le nombre de comptes bancaires et le chiffre d'affaires, avec un engagement de 12 mois. Pour une PME mono-société sous 5 M€, Okimia offre un budget connu de 828 à 1 248 € HT par an en annuel. Au-delà, les deux sont sur devis et doivent être comparés à périmètre identique.
Okimia est-il une plateforme agréée de facturation électronique ?
Non. Okimia n'apparaît sur aucune des listes de plateformes agréées publiées par la DGFiP, consultées le 28 octobre 2026 ; il se connecte aux outils de facturation. Agicap, en revanche, y figure avec une immatriculation du 20 janvier 2026.
Peut-on quitter Okimia facilement ?
En mensuel, oui : l'abonnement est sans durée minimale et se résilie par e-mail au moins sept jours avant la fin de la période. En annuel, la période de 12 mois est due sans remboursement et se reconduit tacitement. Un devis peut aussi prévoir une durée minimale d'engagement, avec les sommes restantes dues en cas de départ anticipé.
En résumé
Fygr s'appelle désormais Okimia, et c'est le seul des deux à publier ses prix : 69 à 149 € HT par mois pour une société de moins de 5 M€ de chiffre d'affaires, avec un mensuel sans engagement. Agicap reste sur devis, avec 12 mois d'engagement, mais apporte la taille d'un éditeur rentable et une plateforme agréée de facturation électronique. Sur la synchronisation bancaire, les deux se valent ; sur l'extension du périmètre, Okimia va vers le paiement et le placement, Agicap vers la facture. Sous 5 M€ et une seule société, commencez par l'essai Okimia ; au-delà, mettez deux devis en concurrence. Pour choisir et connecter vos outils de pilotage financier, découvrez notre accompagnement data et ERP ou contactez-nous.