« Il existe un outil open source, gratuit, qu'on installe sur notre serveur. » Dans beaucoup de PME, c'est ainsi que Metabase entre dans la discussion, souvent par un développeur ou un responsable technique qui l'a déjà utilisé ailleurs. Face à lui, Power BI arrive avec l'évidence de Microsoft 365. En relisant le 2 octobre 2026 la page tarifs de Metabase et sa documentation, on découvre que la vraie différence n'est pas « gratuit contre payant ». Le gratuit de Metabase s'arrête à des endroits précis : la connexion avec votre annuaire Microsoft, le cloisonnement des données par personne, et la façon dont les comptes sont comptés. Ce sont ces trois frontières qui décident du coût réel.
Cet article compare Metabase (édition open source, offres Starter et Pro) et Microsoft Power BI du point de vue d'une entreprise de 10 à 250 salariés qui veut des tableaux de bord sur ses ventes, sa marge ou sa production. Sources : la page tarifs de metabase.com, sa documentation (facturation, authentification SAML, OIDC et Microsoft Entra ID, sécurité des lignes et colonnes, limites du Cloud, choix de la région, mise à jour, base applicative), la page licences de Metabase, la page tarifs de Power BI (microsoft.com, version française) et Microsoft Learn. C'est le quatrième face-à-face de notre série sur les outils de pilotage et de reporting, après Power BI vs Looker Studio, Power BI vs Tableau et Excel vs Power BI.
Précision de méthode : aucun abonnement n'a été souscrit, aucun prix repris d'un comparatif tiers. Metabase publie ses prix en dollars, hors taxes ; nous les convertissons au cours de référence de la Banque centrale européenne du 1er octobre 2026 (1 € = 1,1298 $), arrondi à l'euro. Votre facture dépendra du cours du jour et des conditions de paiement de votre carte. Power BI est en euros HT, paiement annuel.
Deux philosophies : un outil sur votre base, un outil dans votre suite
Les deux outils font des tableaux de bord, mais ils ne partent pas du même endroit. Power BI part de vos fichiers et de vos applications. Son outil de création, Power BI Desktop, est une application Windows gratuite qui sait lire un classeur Excel, une liste SharePoint, un export d'ERP ou une base de données, les nettoyer avec Power Query et les relier dans un modèle. Le rapport est ensuite publié dans le service Power BI, où chaque lecteur doit avoir une licence.
Metabase part d'une base de données. C'est une application web qu'on branche sur PostgreSQL, MySQL, SQL Server, BigQuery, Snowflake et une vingtaine d'autres sources (« 20+ supported data sources », dit la page tarifs). On y pose des questions en cliquant ou en SQL, on les assemble en tableaux de bord, et tout se passe dans le navigateur. Il n'y a pas de logiciel à installer sur les postes. En revanche, si vos chiffres vivent dans des fichiers Excel éparpillés, Metabase ne les lira pas directement : il faudra les charger dans une base, ou utiliser l'import de CSV (le stockage de lignes importées est facturé au-delà d'un million de lignes sur le Cloud, à partir de 2 $ le million).
C'est la première question à se poser, avant même le prix : vos données sont-elles déjà dans une base SQL ? Si votre ERP, votre e-commerce ou votre application métier tourne sur PostgreSQL ou SQL Server et que quelqu'un dans l'équipe sait écrire une requête, Metabase est à l'aise. Si votre pilotage repose sur des exports et des classeurs, Power BI et son Power Query font le travail de préparation que Metabase suppose déjà fait. Notre guide sur l'intégration des données ERP détaille comment poser cette couche commune.
Ce que les éditeurs publient, ligne à ligne
Le tableau ci-dessous reprend uniquement ce qui figure sur les pages officielles. Les colonnes Metabase distinguent l'édition gratuite et l'offre Pro, parce que c'est entre les deux que se trouvent la plupart des fonctions qu'une PME considère comme acquises dans Power BI.
| Critère | Metabase Open Source / Starter | Metabase Pro | Power BI Pro |
|---|---|---|---|
| Prix publié | Open Source : gratuit, comptes illimités. Starter (Cloud) : 100 $/mois ou 1 080 $/an, 5 comptes inclus, puis 6 $/mois ou 65 $/an par compte. | 575 $/mois ou 6 210 $/an, 10 comptes inclus, puis 12 $/mois ou 130 $/an par compte. Enterprise : « à partir de 20 000 $ par an ». | 12,10 € HT par utilisateur et par mois, paiement annuel. Premium par utilisateur : 20,80 € HT. |
| Hébergement | Open Source : chez vous (fichier JAR Java ou Docker). Starter : Cloud Metabase seulement. | Cloud ou auto-hébergé, même prix. | Service cloud Microsoft. Passerelle de données à installer pour les sources locales. |
| Région du Cloud | Deux régions au choix dans le compte : US West (Oregon) ou Europe (Francfort). Changement en moins de 30 minutes d'interruption, selon la documentation. | Région de stockage liée au locataire Microsoft 365 de l'entreprise. | |
| Connexion avec Microsoft Entra ID | Non : SAML et OIDC sont réservés à Pro et Enterprise. Disponible : connexion Google sur un seul domaine, LDAP de base. | Oui, SAML ou OIDC, guide dédié à Entra ID dans la documentation. | Native : c'est le compte Microsoft 365 de chaque salarié. |
| Droits par ligne (chaque commercial ne voit que ses clients) | Non : la sécurité des lignes et colonnes est « uniquement disponible sur les offres Pro et Enterprise ». | Oui, sur le Cloud comme en auto-hébergé. | Oui (RLS), mais elle ne s'applique pas aux rôles Administrateur, Membre et Contributeur de l'espace de travail. |
| Outil de création | Navigateur web, éditeur visuel ou SQL. Aucun logiciel sur les postes. | Power BI Desktop, gratuit, Windows uniquement ; édition web partielle dans le service. | |
| Fonctions d'IA | Génération de SQL et questions en langage naturel. Clé d'API de votre fournisseur d'IA, ou service géré de Metabase sur le Cloud (1 million de jetons inclus par mois, puis facturation à l'usage). | Copilot dans Power BI, selon la capacité et les licences ; voir notre comparatif Excel vs Power BI. | |
Première frontière : la porte d'entrée Microsoft
Beaucoup de PME gèrent leurs comptes dans Microsoft 365. Leurs salariés se connectent partout avec la même identité, et quand l'un d'eux part, on désactive un seul compte. C'est ce qu'on appelle l'authentification unique (SSO), et c'est souvent considéré comme un acquis.
Chez Metabase, cette porte d'entrée est payante. La documentation est explicite, page après page : l'authentification SAML est « uniquement disponible sur les offres Pro et Enterprise », l'authentification OIDC aussi, et le guide « SAML avec Microsoft Entra ID » porte la même mention. L'édition gratuite propose deux alternatives : la connexion Google, limitée à un seul domaine de messagerie (plusieurs domaines, c'est Pro), et une connexion LDAP dont les fonctions avancées (filtre d'appartenance aux groupes, synchronisation des attributs) sont elles aussi réservées à Pro.
Conséquence pratique : une entreprise sous Microsoft 365 qui veut que ses salariés se connectent à Metabase avec leur compte habituel doit passer à Pro, soit 575 $ par mois, avant même d'avoir parlé de fonctionnalités. Sans cela, il faut gérer des mots de passe Metabase séparés, et penser à désactiver le compte de chaque personne qui quitte l'entreprise. Ce n'est pas rédhibitoire pour une équipe de cinq analystes ; ça le devient quand le tableau de bord doit être ouvert à trente responsables d'agence.
Power BI n'a pas cette marche : l'identité, c'est le compte Microsoft 365. La question de la sortie des collaborateurs est réglée par la même procédure que pour la messagerie.
Deuxième frontière : qui voit quoi
Le besoin le plus fréquent en pilotage commercial n'est pas un graphique sophistiqué. C'est que chaque commercial ou chaque directeur d'agence ne voie que son périmètre dans le même tableau de bord. Sans ce cloisonnement, on finit par dupliquer le tableau de bord par personne, et on retombe dans les travers des fichiers Excel envoyés par e-mail.
Chez Metabase, ce cloisonnement s'appelle « row and column security », la sécurité des lignes et colonnes. La documentation l'indique sans ambiguïté : elle est « uniquement disponible sur les offres Pro et Enterprise (en auto-hébergé comme sur le Cloud) ». L'édition gratuite et Starter permettent de donner ou retirer l'accès à une base, un schéma ou une table entière, par groupe. Pas de filtrer les lignes selon la personne connectée.
Chez Power BI, la sécurité au niveau des lignes (RLS) est incluse dans Pro. Elle a cependant sa propre limite, que nous détaillions dans le comparatif Excel vs Power BI : selon Microsoft Learn, elle ne s'applique pas aux utilisateurs qui ont un rôle Administrateur, Membre ou Contributeur dans l'espace de travail. Les lecteurs doivent donc rester lecteurs.
Autrement dit, à fonction égale, il faut comparer Power BI Pro avec Metabase Pro, pas avec l'édition gratuite. Et la comparaison change de sens.
Troisième frontière : un « utilisateur » est un compte, pas une personne
Les deux éditeurs facturent à l'utilisateur, et les deux comptent les lecteurs : chez Metabase, la page tarifs précise que l'équipe qui crée les analyses et les personnes qui consultent des tableaux intégrés « comptent comme utilisateurs ». La différence est dans la mécanique du comptage, que Metabase détaille dans sa page « How billing works ».
Chaque jour, Metabase relève le nombre maximal de comptes présents dans l'instance sur les 36 dernières heures, et additionne ce maximum sur toutes les instances qui utilisent la même clé de licence. La documentation donne l'exemple d'une même adresse e-mail présente dans deux instances : elle est comptée deux fois, le calcul fonctionnant comme un « COUNT » et non un « COUNT DISTINCT ». Un compte ne cesse d'être facturé qu'une fois désactivé. Et sur les offres payantes, si le nombre de comptes baisse, il n'y a pas de remboursement ; les comptes supplémentaires ne sont facturés qu'au-delà du maximum déjà payé.
Deux pièges en découlent. D'abord, le SSO crée des comptes tout seul : la documentation SAML rappelle qu'une nouvelle connexion par l'annuaire crée automatiquement un compte Metabase, et que les offres payantes facturent chaque compte supplémentaire. Ouvrir Metabase à tout le domaine, c'est laisser n'importe quel curieux ajouter une ligne à la facture. Ensuite, une PME qui monte une instance de test à côté de la production avec la même licence paie deux fois ses utilisateurs.
Chez Power BI, le coût suit les licences attribuées dans le centre d'administration Microsoft 365 : c'est plus rigide, mais aussi plus lisible. Dans les deux cas, la règle de gestion est la même : une revue trimestrielle des comptes, avec désactivation des inactifs et des départs.
Trois scénarios chiffrés, à fonctions comparables
Les montants ci-dessous sont des coûts de licence annuels, hors taxes, en engagement annuel. Pour Metabase, ils sont convertis au cours BCE du 1er octobre 2026. Ils n'incluent pas le temps de mise en place, ni, pour l'édition gratuite, le serveur et le temps d'administration : nous y revenons juste après. Chaque compte est compté, lecteurs compris.
| Situation | Power BI Pro | Metabase Starter (Cloud) | Metabase Pro |
|---|---|---|---|
| 8 comptes (3 analystes, 5 dirigeants) | 1 162 € (8 × 145,20 €) | 1 129 € (1 275 $) | 5 497 € (6 210 $, 10 comptes inclus) |
| 25 comptes (direction + responsables) | 3 630 € | 2 107 € (2 380 $) | 7 223 € (8 160 $) |
| 60 comptes (réseau d'agences) | 8 712 € | 4 120 € (4 655 $) | 11 250 € (12 710 $) |
| Connexion Entra ID et droits par ligne ? | Oui | Non | Oui |
La lecture est nette. Metabase Starter est moins cher que Power BI Pro dès 8 comptes, et l'écart grandit avec le nombre de lecteurs, puisque le compte supplémentaire coûte 65 $ par an contre 145,20 € chez Microsoft. Mais Starter n'a ni connexion Entra ID ni droits par ligne. Dès que l'un des deux est nécessaire, c'est Metabase Pro qu'il faut comparer, et Pro ne devient moins cher que Power BI Pro qu'à partir de 145 comptes environ, avec les prix et le cours du jour.
Il faut ajouter un élément propre à la PME déjà équipée : si l'entreprise est en Microsoft 365 E5, Power BI Pro est inclus dans la licence (Microsoft le cite dans Microsoft 365 E5 et Office 365 E5, pas dans les offres Business, comme nous l'avions relevé dans le comparatif avec Looker Studio). Dans ce cas, le coût marginal de Power BI est nul et la question ne se pose presque plus.
Le vrai prix de l'auto-hébergement
L'édition open source est gratuite, avec des comptes illimités. C'est son argument décisif pour une PME qui a déjà une petite équipe technique. Mais elle n'est pas sans coût, et la documentation de Metabase dit elle-même où il se trouve.
1. Une vraie base applicative. Metabase stocke ses questions, tableaux de bord, comptes et réglages dans une base dite « applicative », distincte de vos données. Par défaut, c'est une base H2 embarquée, que la documentation qualifie de solution pour les démonstrations locales, à « éviter en production ». Elle recommande PostgreSQL (MySQL ou MariaDB fonctionnent aussi). Il faut donc une base à administrer, à sauvegarder et à surveiller.
2. Des mises à jour régulières, avec sauvegarde. La procédure officielle commence par « sauvegardez votre base applicative ». Une mise à jour majeure modifie la structure de cette base ; pour revenir en arrière, il faut restaurer la sauvegarde ou migrer manuellement, faute de quoi Metabase peut refuser de démarrer. Le rythme est soutenu : le 2 octobre 2026, le sélecteur de version de la documentation affiche la v0.64 comme actuelle, et marque déjà la v0.62 et les précédentes comme « unsupported », à l'exception de la v0.58, signalée « LTS ». Rester à jour est un travail récurrent.
3. Une plateforme d'exécution. Le fichier JAR demande un environnement Java ; l'image Docker est l'autre voie documentée. Il faut aussi un certificat HTTPS, un nom de domaine et une politique de sauvegarde, comme pour toute application exposée. Notre méthode pour un plan de sauvegarde des données s'applique telle quelle.
4. Une licence à lire si vous intégrez les tableaux de bord dans un produit. L'édition open source est sous licence AGPL. La page licences de Metabase indique que pour intégrer des tableaux de bord dans votre propre application, il faut soit respecter l'AGPL, soit passer par une licence commerciale. Pour un usage interne, la question ne se pose pas ; pour un éditeur de logiciel qui veut offrir des statistiques à ses clients, elle est centrale.
L'ensemble représente quelques heures par mois pour quelqu'un qui connaît Linux et PostgreSQL. Si cette personne existe déjà dans l'entreprise, l'open source est imbattable. Si elle n'existe pas, il faut la valoriser, et la comparaison avec Starter ou Power BI devient beaucoup plus serrée. Un point important : héberger soi-même ne fait pas baisser le prix des fonctions payantes. Pro affiche 575 $ par mois dans l'onglet Cloud comme dans l'onglet auto-hébergé. On paie alors la licence et l'exploitation.
Où vivent les données ?
Pour une PME attentive à la localisation des données, Metabase offre une option rare : l'auto-hébergement complet, sur un serveur en France ou dans vos murs, sans qu'aucune donnée ne quitte votre infrastructure. C'est un argument réel pour un industriel, une clinique ou un cabinet qui ne veut pas de dépendance à un nuage américain. Nos comparatifs OVHcloud vs AWS et CRM SaaS vs open source détaillent les arbitrages de ce type de choix.
Sur le Cloud Metabase, la documentation propose deux régions : US West (Oregon) et Europe (Francfort). L'éditeur, lui, affiche une adresse en Californie ; le choix de la région européenne règle la question de l'emplacement, pas celle de la nationalité du prestataire. Le Cloud a aussi des limites documentées : uniquement les bases de données officiellement prises en charge (pas les pilotes communautaires, ni SQLite), pas d'accès à la base applicative, pas de personnalisation de l'adresse d'expédition des rapports par e-mail, et des requêtes interrompues au bout de 20 minutes.
Power BI stocke les données dans la région de votre locataire Microsoft 365, et l'éditeur dispose d'une filiale française. Mais il n'existe pas de version « tout chez vous » équivalente à l'édition open source de Metabase pour le partage : le rapport publié vit dans le service Microsoft, et les données locales y remontent par la passerelle.
Quel outil pour quel profil de PME ?
Choisissez Metabase Open Source si vos données sont déjà dans une base SQL (application métier, e-commerce, ERP sur PostgreSQL ou SQL Server), si quelqu'un dans l'équipe sait administrer un serveur, si les lecteurs peuvent tous voir les mêmes chiffres et si une connexion Google ou des comptes locaux suffisent. C'est typiquement une PME du numérique, un éditeur de logiciel ou une entreprise avec un service technique. Le coût de licence est nul, quel que soit le nombre de lecteurs.
Choisissez Metabase Starter si le profil est le même mais que personne ne veut gérer de serveur. Il est moins cher que Power BI Pro dès 8 comptes. Vérifiez seulement que vous n'aurez besoin ni de la connexion Microsoft, ni des droits par ligne dans l'année : le passage à Pro multiplie la facture.
Choisissez Power BI si votre pilotage part de fichiers Excel, d'exports d'ERP et de listes SharePoint, si l'entreprise vit dans Microsoft 365, si chaque responsable doit voir son seul périmètre, ou si vous avez moins de 145 lecteurs et besoin de ces fonctions. C'est le profil le plus courant dans les PME industrielles, de négoce et de services. Notre article sur l'optimisation de la trésorerie par la donnée montre ce type de tableau de bord.
Envisagez Metabase Pro si vous avez un grand nombre de lecteurs (au-delà de 150 comptes environ), que vous intégrez des tableaux de bord dans un produit vendu à vos clients, ou que l'auto-hébergement avec cloisonnement par ligne est une exigence. C'est un cas plus rare en PME, mais réel chez les éditeurs SaaS.
Enfin, les deux ne s'excluent pas. Il est courant que l'équipe technique utilise Metabase pour explorer la base de production, pendant que la direction lit des rapports Power BI consolidés. Le danger est alors d'avoir deux chiffres d'affaires différents : il faut décider lequel fait foi.
Méthode : décider en une semaine
1. Localiser les données. Listez les indicateurs à publier et, pour chacun, la source : base SQL, fichier, application en ligne. Si plus de la moitié viennent de fichiers, Power BI part avec une longueur d'avance.
2. Compter les comptes, pas les personnes. Combien d'auteurs, combien de lecteurs, combien d'instances (production, test) ? Chez Metabase, chaque compte de chaque instance compte.
3. Poser les deux questions éliminatoires. Faut-il se connecter avec Microsoft Entra ID ? Faut-il que chacun ne voie que son périmètre ? Un seul « oui » écarte l'édition gratuite et Starter de Metabase.
4. Valoriser l'exploitation. Pour l'auto-hébergement, estimez les heures mensuelles de mise à jour, de sauvegarde et de surveillance, et multipliez par un coût horaire complet. Ajoutez-les à la colonne Open Source.
5. Prototyper le même tableau de bord dans les deux. Metabase Open Source s'installe en quelques minutes avec Docker, Starter et Pro proposent 14 jours d'essai, et Power BI Desktop est gratuit. Reconstruisez l'indicateur le plus lu et montrez-le à ses lecteurs.
Si vous voulez un regard extérieur sur ce choix, c'est le type de diagnostic que nous menons dans nos missions de pilotage et data ERP, ou dans le cadre d'une DSI externalisée.
Questions fréquentes
Metabase est-il vraiment gratuit ?
L'édition open source est gratuite, sous licence AGPL, avec des comptes illimités, à condition de l'héberger vous-même. Il faut alors un serveur, une base PostgreSQL pour la base applicative et du temps pour les sauvegardes et les mises à jour. Le Cloud Metabase commence à 100 $ par mois (offre Starter, 5 comptes inclus).
Peut-on se connecter à Metabase avec son compte Microsoft 365 ?
Oui, mais seulement avec les offres Pro et Enterprise : la documentation de Metabase réserve les authentifications SAML et OIDC, y compris avec Microsoft Entra ID, à ces offres. L'édition gratuite propose la connexion Google sur un seul domaine et une connexion LDAP de base.
Metabase est-il moins cher que Power BI ?
Metabase Starter devient moins cher que Power BI Pro dès 8 comptes environ, mais il n'a ni connexion Entra ID ni droits par ligne. À fonctions comparables, Metabase Pro ne devient moins cher que Power BI Pro qu'à partir d'environ 145 comptes, avec les prix et le cours du 1er octobre 2026.
Où sont hébergées les données sur le Cloud Metabase ?
La documentation propose deux régions : US West (Oregon) et Europe (Francfort), au choix dans le compte. Pour garder toutes les données dans vos murs ou en France, il faut l'édition auto-hébergée.
Metabase peut-il lire des fichiers Excel ?
Pas directement comme Power BI. Metabase se connecte à des bases de données ; il accepte l'import de fichiers CSV, stockés gratuitement jusqu'à un million de lignes sur le Cloud. Si le pilotage repose sur des classeurs Excel, Power BI et Power Query sont plus adaptés.
En résumé
Metabase et Power BI ne s'opposent pas sur le gratuit contre le payant. Ils s'opposent sur l'endroit où commence la facture. Chez Metabase, le logiciel est gratuit, mais la connexion avec Microsoft 365 et le cloisonnement par personne sont réservés à Pro, à 575 $ par mois, au même prix que l'on héberge soi-même ou non. Chez Power BI, tout est inclus dès la première licence, mais chaque lecteur en paie une.
Pour une PME sous Microsoft 365 qui pilote à partir de fichiers et veut des droits par personne, Power BI reste le choix rationnel jusqu'à plus d'une centaine de lecteurs. Pour une PME technique dont les données sont déjà en base et dont tous les lecteurs voient les mêmes chiffres, Metabase Open Source ou Starter est imbattable. Dernier épisode de la série : Qlik vs Power BI, où l’on découvre un outil qui ne facture plus les lecteurs mais les gigaoctets. Enfin, notre panorama des outils de transformation digitale pour PME replace le reporting dans l'ensemble de la pile logicielle, et si vous hésitez, parlons-en.