Sendcloud ou Boxtal : une PME qui expédie entre 200 et 3 000 colis par mois finit toujours devant ces deux noms. Les comparatifs en ligne alignent alors deux colonnes d'abonnements et concluent. Sur les pages officielles relevées le 18 septembre 2026, ce tableau est faux avant même le premier chiffre : les deux sociétés ne vendent pas la même chose, ne gagnent pas leur argent au même endroit et n'engagent pas la même responsabilité quand un colis disparaît.
Cet article compare Sendcloud, plateforme d'expédition d'origine néerlandaise vendue par abonnement, et Boxtal, courtier français sans abonnement dont la marge est incluse dans le prix du transport. Sources : les deux pages tarifaires officielles, les conditions générales des deux éditeurs, les mentions légales, le registre français des entreprises et le registre des commissionnaires de transport. C'est le premier face-à-face de notre série sur les outils par lesquels la marchandise sort de l'entrepôt. Il prolonge nos comparatifs Shopify vs WooCommerce vs PrestaShop et Stripe vs PayPal : la boutique, l'encaissement, puis l'expédition.
Précision de méthode : les montants sont ceux affichés par les éditeurs le 18 septembre 2026, avec la base fiscale qu'ils indiquent (hors taxes chez Boxtal, sans mention de TVA sur la page Sendcloud). Aucun prix n'a été repris d'un comparatif tiers. Nous n'avons testé ni les délais de livraison, ni la qualité du support : l'article compare ce que les deux sociétés publient et signent. Pour le volet amont — stocks, prévisions, taux de service — voir optimiser sa chaîne logistique et le stock de sécurité par SKU.
Deux modèles économiques, pas deux prix
La première ligne d'un tableau « Sendcloud vs Boxtal » oppose en général « 26 €/mois » à « gratuit ». Les deux affirmations sont exactes et la comparaison n'a aucun sens, parce que le revenu des deux sociétés ne vient pas du même endroit.
Sendcloud vend un logiciel. Vous payez un abonnement mensuel, plus des frais de traitement par étiquette créée, puis les frais de port. Ces frais de port, vous pouvez les payer aux tarifs négociés par Sendcloud ou, et c'est décisif, utiliser votre propre contrat transporteur : la fonction est annoncée dès la formule Lite. Sendcloud se rémunère alors sur le logiciel, pas sur le transport.
Boxtal vend du transport. Sa page tarifaire l'écrit : « Nos tarifs sont tout compris : pas d'abonnement, pas de frais de paiement, de surcharge carburant à ajouter », et « des tarifs négociés, dès le premier envoi ». L'accès à l'interface et à l'API est gratuit, les conditions générales précisant que l'API l'est « sous réserve de consommation de prestations de transport chez Boxtal ». Autrement dit : la marge est dans le prix du colis, et vous ne pouvez pas y brancher votre propre contrat transporteur.
Conséquence pratique, et c'est la question à poser en premier : avez-vous déjà un contrat négocié chez un transporteur ? Si oui, le modèle Sendcloud a un sens économique. Si non, payer un abonnement pour accéder à des tarifs mutualisés que Boxtal donne sans abonnement demande une justification.
La grille Sendcloud, et les trois prix de la même étiquette
La page tarifaire française de Sendcloud propose un interrupteur « Mensuel / Annuel (-25 %) ». Les deux jeux de prix sont livrés avec la page. Voici la grille complète, telle qu'affichée.
| Formule | Sans engagement | Engagement annuel | Frais par étiquette | Plafond d'envois |
|---|---|---|---|---|
| Free | 0 €/mois | 0 €/mois | 0,50 € | Illimité, 1 utilisateur, 70+ transporteurs |
| Lite | 35 €/mois | 26 €/mois | 0,12 € / 0,11 € / 0,10 € selon l'endroit lu | 4 800/an, soit 400/mois — 3 utilisateurs |
| Growth | 119 €/mois | 89 €/mois | 0,11 € / 0,10 € / 0,09 € | 12 000/an, soit 1 000/mois — 5 utilisateurs |
| Premium | 219 €/mois | 164 €/mois | 0,10 € / 0,09 € / 0,08 € | 120 000/an, soit 10 000/mois — 10 utilisateurs |
| Pro | 799 €/mois | 599 €/mois | 0,08 € / 0,08 € / 0,07 € | 360 000/an, soit 30 000/mois — utilisateurs illimités |
La colonne « frais par étiquette » contient trois valeurs par ligne, et ce n'est pas une coquette de notre part : une seule et même page donne trois chiffres différents pour la même prestation. Sur la carte de la formule Lite, l'interrupteur en position mensuelle affiche « + 0.12 € par étiquette », en position annuelle « + 0.11 € par étiquette ». Plus bas, le tableau « Comparer toutes les fonctionnalités » indique « Prix par étiquette d'expédition : €0.10 », et la foire aux questions de la même page écrit : « Les frais de traitement dépendent de votre abonnement : Lite (+ 0,10 € par étiquette), Growth (+ 0,09 €), Premium (+ 0,08 €) et Pro (+ 0,07 €). »
Un centime, direz-vous. Sur 12 000 colis par an, l'écart entre la carte mensuelle et la foire aux questions vaut 240 €, soit près de trois mois de l'abonnement Lite. Surtout, il crée une règle de méthode : demandez par écrit, avant de signer, le montant exact des frais de traitement applicables à votre formule et à votre mode de facturation. C'est la première fois, dans cette série de comparatifs, qu'un éditeur se contredit sur sa propre variable de coût à l'intérieur d'une seule page.
Le plafond est annoncé à l'année et appliqué au mois
Les cartes tarifaires affichent « Max. 4800 étiquettes/année » pour Lite, « Max. 12 000 » pour Growth. La foire aux questions de la même page raisonne, elle, en mois : « Si vous dépassez la limite mensuelle de votre abonnement — Lite (400 étiquettes), Growth (1 000), Premium (10 000) et Pro (30 000) — vous paierez un supplément de 0,15 € par étiquette. »
4 800 par an et 400 par mois, c'est arithmétiquement la même chose — et commercialement le contraire, dès que votre activité est saisonnière. Une boutique qui expédie 3 500 colis dans l'année reste sous le plafond annuel de Lite. Mais si 900 de ces colis partent en novembre, elle dépasse le plafond mensuel de 500 unités ce mois-là, facturées 0,15 € de plus chacune. Le mois de Black Friday coûte alors 26 € d'abonnement, 400 étiquettes au tarif normal et 500 au tarif majoré.
Le réflexe à garder : convertir tout plafond en unités par mois, puis le confronter à votre mois le plus chargé, jamais à votre moyenne. C'est vrai ici, c'est vrai pour tous les quotas d'un logiciel facturé à l'usage — nous avions fait la même remarque sur les outils de suivi de position dans Semrush vs Ahrefs.
Deux autres clauses méritent d'être lues avant de signer. D'abord l'indexation : les conditions générales autorisent Sendcloud à augmenter ses prix « une fois tous les douze (12) mois », d'un montant égal au « plus élevé » entre « une augmentation de cinq pour cent (5 %) » et la variation de l'indice des prix à la consommation harmonisé de la zone euro. Autrement dit, une hausse plancher de 5 % par an. Et le texte ajoute que, pour cette augmentation-là, « le droit de résiliation visé à la Clause 2.7 ne s'applique pas ». Ensuite la trésorerie : « Les Frais de transport sont facturés sur une base bihebdomadaire », soit un prélèvement tous les quinze jours.
La grille Boxtal, publiée mais indicative
Boxtal publie sa grille complète sans compte et sans e-mail : 24 offres France vers France métropolitaine, douze tranches de poids, prix hors taxes. Voici les offres les moins chères par mode de livraison, au 18 septembre 2026.
| Offre | 1 g à 250 g | 501 g à 1 kg | 1 à 2 kg | 3 à 5 kg |
|---|---|---|---|---|
| Mondial Points Relais | 3,04 € HT | 3,51 € HT | 4,90 € HT | 5,21 € HT |
| Chrono Shop2Shop | 2,99 € HT | 3,66 € HT | 4,63 € HT | 6,44 € HT |
| Colis Privé Relais | 3,70 € HT | 4,26 € HT | 4,84 € HT | 6,09 € HT |
| Colissimo Point Retrait | 5,15 € HT | 6,88 € HT | 8,71 € HT | 10,73 € HT |
| Mondial Domicile France | 5,10 € HT | 5,85 € HT | 7,26 € HT | 10,25 € HT |
| Colissimo Domicile sans signature | 6,75 € HT | 8,47 € HT | 10,32 € HT | 12,33 € HT |
| Chrono 13 (avant 13 h) | 13,10 € HT | 13,10 € HT | 13,10 € HT | 13,24 € HT |
Deux réserves, que Boxtal écrit lui-même et qu'il faut publier avec les chiffres. La page prévient que « cette grille est actuellement en version bêta et certains transporteurs n'y sont pas encore présentés : DHL, FedEx, UPS ». Et les conditions générales précisent que ces grilles « sont à titre indicatif, le prix à payer par le Client en lien avec une Commande est indiqué dans le récapitulatif de la Commande », les prix pouvant être « modifiés à tout moment par Boxtal, sans préavis ».
Une grille publiée mais non contractuelle reste très au-dessus d'une grille absente : elle permet de chiffrer un budget avant d'ouvrir un compte. Ajoutons une clause de facturation qui surprend beaucoup de marchands : « un audit des dimensions et poids de l'envoi est réalisé par le Transporteur et seul cet audit fera foi ». Sous-déclarer un poids ne fait pas gagner d'argent, cela génère une facturation complémentaire.
Ce que coûte la plateforme, à volume égal
Isolons ce que chaque société facture en plus du transport lui-même, puisque c'est la seule chose comparable ligne à ligne. Les montants ci-dessous supposent l'engagement annuel chez Sendcloud et retiennent les frais par étiquette affichés sur la carte annuelle.
Ce graphique dit une chose et une seule : la colonne « abonnement » ne tranche rien. Elle ne devient décisive que si votre contrat transporteur est déjà négocié, auquel cas les 189 € mensuels de Growth se comparent à l'économie faite sur 1 000 colis. À l'inverse, si vous achetez votre transport à la plateforme, c'est le prix du colis qu'il faut mettre en face, pas celui de l'abonnement. Un point de pourcentage sur un panier d'expédition moyen de 6 € HT vaut 60 € par mois sur 1 000 colis : plus que l'écart entre deux formules.
La bonne méthode tient en une phrase : prenez vos cent dernières expéditions réelles, avec leurs poids, leurs modes de livraison et leurs destinations, et faites chiffrer ce même panier des deux côtés, frais de plateforme inclus. C'est la démarche que nous appliquons aux coûts cachés d'un projet dans le budget d'une transformation digitale.
La ligne qu'aucun tableau n'affiche : qui répond du colis perdu
C'est la différence la plus lourde entre les deux, et elle n'apparaît dans aucun comparatif grand public. Les deux sociétés n'ont pas le même statut juridique, donc pas la même responsabilité lorsqu'un colis disparaît.
Sendcloud est transitaire de droit néerlandais. Ses conditions générales sont explicites : « Sendcloud agit en qualité de transitaire au sens de l'article 8:60 du Code civil néerlandais (Burgerlijk Wetboek). En tant que transitaire, Sendcloud n'assume pas la responsabilité du transport effectif des marchandises. » Le chapitre consacré à l'assurance ajoute que Sendcloud « agit uniquement en tant qu'intermédiaire », que « les réclamations relatives aux envois assurés sont traitées exclusivement par l'assureur » et qu'elle « n'est pas impliquée dans l'évaluation, le traitement ou le résultat des réclamations ».
Boxtal est commissionnaire de transport de droit français. Ses mentions légales indiquent l'immatriculation « au registre des commissionnaires de transport » auprès de la DRIEA Île-de-France, et ses conditions générales reprennent le numéro : 48955308100063. Le statut n'est pas décoratif. Les articles L. 132-4 à L. 132-6 du Code de commerce disposent que le commissionnaire « est garant de l'arrivée des marchandises et effets dans le délai déterminé par la lettre de voiture, hors les cas de la force majeure légalement constatée », qu'« il est garant des avaries ou pertes de marchandises et effets » et qu'« il est garant des faits du commissionnaire intermédiaire auquel il adresse les marchandises ». Les conditions générales de Boxtal renvoient d'ailleurs explicitement au contrat type de transport de l'article D. 3222-1 du Code des transports, aux articles L. 133-1 à L. 133-7 du Code de commerce, à la convention CMR pour le routier international et à la convention de Montréal pour l'aérien.
En pratique, Boxtal publie aussi son barème d'indemnisation sans assurance, transporteur par transporteur, ce que très peu de plateformes font :
- Chronopost : 23 €/kg plafonnés à 690 € par colis sur Chrono 18, Chrono Classic et Chrono Relais Europe ; valeur de la marchandise plafonnée à 250 € sur Chrono Relais, Chrono Express et Chrono 13 ; 33 €/kg plafonnés à 660 € sur Chrono Shop2Shop.
- Colis Privé : 23 €/kg, plafonnés à 200 €.
- DHL Express et Delivengo : 26 DTS/kg par avion, 8,33 DTS/kg par route — les droits de tirage spéciaux du FMI, que Boxtal chiffre à 1,17 € au 1er octobre 2025, « taux évolutif ».
- FedEx : 33 €/kg plafonnés à 1 000 € en national.
Toutes ces indemnisations sont plafonnées « dans la limite de la facture envoyée, libellée au nom du Client », et surtout soumises à deux délais de trente jours calendaires : trente jours après la remise du colis pour ouvrir la réclamation, trente jours après l'ouverture pour fournir les justificatifs. « Si le Client ne respecte pas les délais, la demande d'indemnisation sera refusée. » Le virement intervient sous dix jours après validation du dossier. Retenez surtout ceci : un colis à 23 €/kg plafonné à 200 €, c'est une couverture forfaitaire, pas la valeur de votre marchandise. Un carton de 2 kg contenant 400 € de produits est indemnisé 46 €. Au-delà, il faut assurer — des deux côtés.
Le pavillon : qui possède vraiment le courtier
Sur ce point, les deux sociétés livrent une information incomplète, chacune à sa manière.
Sendcloud apparaît comme un éditeur néerlandais, et son contrat l'est. Pourtant, l'annexe B de ses conditions générales désigne, pour un client dont l'adresse de facturation est en France, un cocontractant français : « Sendcloud SAS, 83268221500039, 4 rue Jules Lefebvre, 75009 Paris ». Le registre confirme une filiale bien réelle — SIREN 832 682 215, créée le 15 septembre 2017, catégorie PME, chiffre d'affaires 2024 de 13 803 587 € pour un résultat net de 28 297 €. Mais le cocontractant français ne change rien au droit applicable : « Seul le droit néerlandais s'applique », « le tribunal néerlandais de l'arrondissement judiciaire du Brabant oriental est seul compétent », et « la version néerlandaise prévaut en matière d'interprétation ». Vous signez avec une société française, sous droit néerlandais, avec un tribunal à Bois-le-Duc.
Boxtal pose la question inverse. Sa page « Qui sommes-nous », relevée le 18 septembre 2026, présente une entreprise « pionnière de la shiptech », dirigée par Samuel Guérin et David Huot, forte de « 65 000 clients professionnels » et « 2 millions de colis », et qui « a réalisé un tour de table de 7 millions d'euros en octobre 2016 auprès d'IdinvestPartners et CapHornInvest ». Aucune mention d'un actionnaire de référence.
Le registre raconte autre chose. Boxtal est une société par actions simplifiée unipersonnelle — donc à actionnaire unique — au capital de 652 018 €, SIREN 489 553 081, dont le président est une personne morale : la holding LP11 (SIREN 808 353 239, activité « sociétés holding », siège 9 rue du Colonel Pierre Avia, Paris 15e). L'entreprise est classée « grande entreprise » par l'INSEE, ce qui, pour une société de cette taille, signale l'appartenance à un groupe. La presse spécialisée a documenté l'opération : Supply Chain Magazine écrivait le 23 août 2021 que « le comparateur d'envoi de colis en ligne et prestataire d'expéditions Boxtal a été racheté (à 96 %) cet été par le groupe La Poste ».
Ce n'est pas un procès : un courtier adossé à un grand groupe offre en général plus de solidité qu'une start-up autofinancée, et les comptes le montrent — 35 215 244 € de chiffre d'affaires en 2025 pour 1 623 304 € de résultat net. Mais une PME qui choisit un comparateur multi-transporteurs a le droit de savoir que ce comparateur appartient à l'un des groupes dont il compare les offres : Colissimo, c'est La Poste ; Chronopost et DPD relèvent de Geopost. Cela ne dit rien de la neutralité réelle des prix affichés, cela dit que l'information n'est pas sur la page « Qui sommes-nous ». C'est exactement la question que nous posions sur les plateformes d'avis dans Trustpilot vs avis Google : savoir qui tient le comparateur fait partie du comparatif.
Ce que chacun ne montre pas
Chez Sendcloud, la grille d'exemples n'est pas française. La page tarifaire en français comporte un encadré « Nos tarifs d'expédition ». Il affiche PostNL Standaard à 7,20 €, DHLForYou Drop off à 5,80 €, DPD Home à 5,82 €, Royal Mail Tracked 48 à 2,38 £, Evri Standard Two Day à 3,37 £ et FedEx Priority à 5,15 £. Nous avons compté les occurrences sur le texte rendu de cette page : Colissimo, Mondial Relay, Chronopost et La Poste y apparaissent zéro fois. Un e-commerçant français lit donc, sur la page en français, les tarifs de transporteurs néerlandais et britanniques qu'il n'utilisera jamais. Pour les vrais tarifs français, la mention est « Consulter dans votre compte ».
Chez Boxtal, la grille est incomplète et non contractuelle, comme la page le dit : version bêta, DHL, FedEx et UPS absents, prix indicatifs modifiables sans préavis. Le comparateur du compte reste la seule source du prix réellement facturé.
Une dernière asymétrie, invisible à l'œil nu mais lourde de conséquences si vos clients interrogent une intelligence artificielle avant d'acheter : Boxtal publie ses prix en données structurées — sa page tarifaire embarque 24 fiches Product avec les offres et les montants en euros, lisibles par une machine. La page tarifaire française de Sendcloud, elle, ne contient aucun bloc de données structurées. Un assistant conversationnel interrogé sur « le prix d'un colis de 1 kg en point relais » a donc une réponse toute prête chez l'un et rien chez l'autre. Nous détaillons ce mécanisme dans notre guide du référencement dans les IA et dans les données structurées pour être cité par les IA.
Signalons enfin, sans ironie inutile, une clause des conditions générales de Sendcloud que tout auteur de comparatif finit par rencontrer : l'utilisateur s'engage à « ne pas accéder aux Services ou les utiliser pour créer un produit ou un service concurrent, ou pour comparer les Services à d'autres produits ». Le présent article n'utilise aucun compte Sendcloud : il repose exclusivement sur des pages publiques.
Les quatre lignes du tableau à ne pas recopier
- « Abonnement : 26 € contre 0 € ». Vrai et sans portée. L'un facture le logiciel, l'autre la marge sur le transport. Comparez le coût total d'un panier d'expéditions réelles, jamais les deux abonnements.
- « Frais par étiquette : 0,10 € ». La même page Sendcloud en affiche trois versions selon l'endroit lu et le mode de facturation : 0,12 €, 0,11 € ou 0,10 € pour la formule Lite. Faites confirmer le montant par écrit.
- « 4 800 étiquettes par an incluses ». Le plafond est appliqué au mois — 400 pour Lite —, et le dépassement coûte 0,15 € de plus par étiquette. Confrontez-le à votre mois le plus chargé, pas à votre moyenne.
- « Les deux sont des plateformes multi-transporteurs ». L'un est transitaire de droit néerlandais et n'assume pas la responsabilité du transport ; l'autre est commissionnaire de transport immatriculé en France, garant des pertes au sens du Code de commerce, avec un barème d'indemnisation publié. Ce n'est pas la même signature.
Verdict : selon votre contrat transporteur, pas dans l'absolu
Boxtal convient si vous n'avez pas de contrat transporteur négocié, si vos volumes sont saisonniers ou irréguliers — aucun plafond, aucun abonnement à porter en creux —, si vous expédiez majoritairement en France et en point relais, et si la responsabilité du commissionnaire de transport et un barème d'indemnisation lisible comptent pour vous. Le fait que l'entreprise appartienne au groupe La Poste est un gage de solidité autant qu'un point à connaître.
Sendcloud convient si vous avez déjà négocié vos tarifs avec un ou plusieurs transporteurs et voulez les piloter depuis une seule interface, si vous expédiez depuis plusieurs pays européens, si vous avez besoin de règles d'expédition, d'un portail de retours et d'une page de suivi à votre marque, et si plusieurs personnes doivent travailler sur les envois — trois utilisateurs dès Lite, cinq en Growth. Dans ce cas, chiffrez l'abonnement plus les frais d'étiquette, et gardez en tête la hausse annuelle plancher de 5 % non résiliable.
Ne tranchez pas sur la grille. Exportez vos cent dernières expéditions, avec poids réels et modes de livraison, faites-les chiffrer des deux côtés, ajoutez l'abonnement et les frais d'étiquette d'un côté, et comparez le total. C'est un après-midi de travail, et c'est la seule façon d'avoir une réponse qui vaille pour votre boutique. Si vous voulez qu'on regarde vos volumes avec vous, notre accompagnement supply chain et notre offre e-commerce PME partent toujours de vos chiffres, pas d'un comparatif.
Tous les éléments de cet article ont été relevés le 18 septembre 2026 sur les pages officielles des deux sociétés, sur Légifrance et sur le registre des entreprises. Les tarifs et les conditions générales évoluent : vérifiez-les avant de signer. Cet article ne constitue ni un conseil juridique, ni une recommandation d'investissement.