Le comparatif recopié partout affiche deux colonnes de prix — aucun des deux éditeurs n'en publie
Cherchez « Partoo ou Solocal » et vous trouverez une dizaine de comparatifs, souvent bien présentés, souvent datés « 2026 », qui vous annoncent un prix de part et d'autre : « Partoo à partir de 149 € HT par mois », « Partoo entre 99 et 299 € », « Solocal à partir de tant ». Ces chiffres circulent d'article en article et finissent par ressembler à des faits.
Nous avons vérifié la seule chose qui compte : est-ce que ces prix existent quelque part chez l'éditeur ? La réponse, pour les deux, est non.
La page « Nos tarifs » de Partoo répond bien — elle s'ouvre normalement, elle affiche une gamme structurée avec une offre Starter, une offre Pro, un bloc Options, et même une pastille « Offre la plus populaire ! ». Tout l'appareillage visuel d'une page de prix est là. Il manque une seule chose : le symbole « € » n'apparaît pas une seule fois dans la page. À la place de chaque montant, un bouton « Demander un devis ». Côté Solocal, il n'y a même pas de page tarifaire à ouvrir.
Ce constat n'est pas un détail méthodologique, c'est le sujet de cet article. Quand deux éditeurs ne publient aucun prix et que les comparatifs en affichent quand même, ce ne sont pas les chiffres qui sont approximatifs : ils sont fabriqués. Nous n'allons donc pas en inventer un douzième. Nous allons comparer ces deux sociétés sur ce qui est réellement public et vérifiable — et il se trouve que c'est beaucoup plus utile pour décider.
Le test que vous pouvez refaire en trente secondes
Avant d'aller plus loin, voici comment nous l'avons établi, pour que vous puissiez le rejouer sur n'importe quel prestataire. Le principe tient en une phrase : une page qui s'ouvre ne prouve pas qu'il y ait quelque chose dessus.
Ouvrez la page tarifaire de l'éditeur, puis lancez une recherche dans la page (Ctrl+F sur Windows, Cmd+F sur Mac) sur le caractère « € ». Le navigateur vous indique le nombre d'occurrences. Sur la page « Nos tarifs » de Partoo au 18 août 2026, ce nombre est zéro, alors que la page pèse plus de 160 kilo-octets et déploie deux gammes complètes, l'une pour les TPE/PME, l'autre pour les grandes entreprises.
C'est un test à faire systématiquement, parce qu'il est asymétrique : s'il trouve des montants, vous les avez ; s'il n'en trouve aucun, vous venez d'apprendre que tout comparatif qui vous en annonce un ne l'a pas pris chez l'éditeur. Dans les deux cas vous savez quelque chose que le lecteur pressé ignore.
Répétons-le clairement, parce que la nuance est importante : ne pas publier ses prix n'est ni une faute ni un signal négatif. C'est un choix commercial parfaitement banal dès qu'une offre est modulaire et dépend du nombre d'établissements. Ce qui est problématique, ce n'est pas le silence des éditeurs — c'est le bruit des comparateurs qui le comblent.
« La start-up française contre le vieux groupe » : les deux sont des holdings de la publicité française
Le récit que l'on trouve partout oppose une jeune pousse indépendante et agile à un ancien annuaire papier en reconversion. C'est une belle histoire. Elle ne résiste pas à la lecture du capital des deux sociétés.
Solocal est passé sous le contrôle d'Ycor le 31 juillet 2024, à l'issue de sa restructuration financière, et Maurice Lévy — qui a dirigé Publicis pendant près de trente ans — en a été nommé Président-Directeur général. L'opération s'est accompagnée de l'apport en nature de la société Regicom Webformance, et les actionnaires historiques ont été massivement dilués : leurs titres ne représentent plus qu'une fraction marginale du capital.
Partoo, de son côté, n'est pas une société indépendante. Webedia en détient la majorité depuis mars 2019, et a remis 15 millions d'euros au capital en mai 2021. Or Webedia est une filiale de Fimalac, la holding de Marc Ladreit de Lacharrière — au capital de laquelle est par ailleurs entré Aglaé Ventures, le véhicule d'investissement de la famille Arnault.
Autrement dit : ce n'est pas David contre Goliath, c'est une holding de publicitaire contre une holding de publicitaire. Les deux sont françaises, les deux sont contrôlées par des groupes patrimoniaux d'envergure, et aucune des deux n'est l'outsider que le marketing décrit. Si votre critère de choix était « je préfère soutenir l'indépendant », il vient de disparaître : il n'y en a pas.
Ce n'est pas un procès. C'est un point d'attention concret : dans les deux cas, votre prestataire appartient à un groupe dont le métier principal est la vente d'espace publicitaire et d'audience. Cela ne dit rien de la qualité du produit, mais cela dit beaucoup de la direction dans laquelle l'offre évoluera, et cela mérite une question directe lors de la négociation.
L'asymétrie inversée : pas de prix chez l'un ni chez l'autre, mais des comptes chez un seul
Voici le point que nous n'avons vu écrit nulle part, et c'est celui qui change une décision d'achat. Sur les prix, les deux sociétés sont opaques à égalité. Sur leur santé financière, elles ne le sont pas du tout.
Solocal Group est une société cotée : elle publie un communiqué d'activité chaque trimestre, avec son chiffre d'affaires ligne par ligne, son carnet de commandes et ses objectifs de rentabilité. Ses comptes sociaux et ceux de ses filiales sont consultables. Partoo est une SAS non cotée, et l'Annuaire des entreprises (data.gouv.fr) ne fait apparaître, au 18 août 2026, aucun compte postérieur à l'exercice 2020 — le dernier chiffre d'affaires public de la société y est de 5,68 millions d'euros.
La question à se poser n'est pas « cette absence est-elle suspecte ? » mais « l'entreprise absente pouvait-elle figurer dans ce registre ? » — et la réponse est oui. Des sociétés de même nature juridique y ont bien leurs comptes 2024 : Solocal Group, la société Solocal qui porte la marque PagesJaunes, Solocal Marketing Services, ainsi que Regicom Webformance. L'écart d'information est donc réel, et non un artefact de la base.
| Société | Dernier exercice public | Chiffre d'affaires | Résultat net |
|---|---|---|---|
| Solocal Group SE | 2024 | 334,5 M€ | +119,9 M€ |
| Solocal (marque PagesJaunes) | 2024 | 265,1 M€ | −18,1 M€ |
| Solocal Marketing Services | 2024 | 73,7 M€ | +16,0 M€ |
| Regicom Webformance | 2021 | 69,9 M€ | n.c. |
| Partoo SAS | 2020 | 5,68 M€ | +0,30 M€ |
Soyons précis sur ce que ce tableau dit et sur ce qu'il ne dit pas. Il ne dit pas que Partoo pèse aujourd'hui 5,68 millions d'euros : la société revendique environ 330 collaborateurs et l'INSEE la classe en entreprise de taille intermédiaire, ce qui est manifestement incompatible avec un tel niveau d'activité. Le chiffre de 2020 est vieux de six ans et ne décrit plus l'entreprise.
Il dit exactement ceci : le montant réel n'est pas public, et la cause de cette absence n'est pas documentée. Nous ne prétendons pas savoir s'il s'agit d'une déclaration de confidentialité des comptes, d'un dépôt non diffusé ou d'autre chose — nous constatons le fait et nous nous arrêtons là. C'est précisément pour cela que la bonne conclusion n'est pas un jugement, mais une question à poser par écrit avant de signer.
Le piège du résultat net : le même groupe, la même année, deux signes opposés
Regardez à nouveau les deux premières lignes du tableau. Pour l'exercice 2024, Solocal Group SE affiche un résultat net de +119,9 M€ et la société Solocal, celle qui porte la marque PagesJaunes, un résultat de −18,1 M€. Même groupe, même année, signes opposés.
Il n'y a aucune contradiction : ce sont deux personnes morales distinctes. La première est la holding, dont le résultat 2024 a été porté par les écritures de la restructuration financière — l'abandon d'une partie de la dette produit mécaniquement un profit comptable. La seconde est l'entité opérationnelle, et c'est elle qui reflète l'activité commerciale.
Le piège est évident dès qu'on l'a vu, et redoutable tant qu'on ne l'a pas vu : selon la ligne que l'on cite, on démontre que Solocal est très bénéficiaire ou déficitaire, sans écrire un seul chiffre faux. Un commercial citera la première ; un concurrent citera la seconde. Les deux auront raison et vous aurez tort de les croire.
La règle de lecture à retenir dépasse largement ce dossier : avant de citer un résultat net, vérifiez quelle personne morale l'a publié, et si l'exercice comporte un événement exceptionnel. Un résultat de holding l'année d'une restructuration ne mesure pas une performance commerciale, il mesure un traitement comptable.
Le carnet de commandes monte pendant que le chiffre d'affaires baisse : ce que cela vous apprend
Puisque Solocal publie, lisons ce qu'il publie. Son communiqué d'activité du premier trimestre 2026 donne le détail suivant, et il est intéressant parce qu'il contient deux signaux de sens contraire.
| Ligne de produit | T1 2025 | T4 2025 | T1 2026 | Variation | Poids |
|---|---|---|---|---|---|
| Connect | 19,7 M€ | 19,4 M€ | 16,9 M€ | −14 % | 23 % |
| Booster | 48,5 M€ | 47,1 M€ | 44,6 M€ | −8 % | 60 % |
| Sites Internet | 14,8 M€ | 12,5 M€ | 12,5 M€ | −15 % | 17 % |
| Total | 82,9 M€ | 79,0 M€ | 74,0 M€ | −10,7 % | 100 % |
Les trois lignes baissent, de 8 à 15 %. Et pourtant, dans le même communiqué : « Le carnet de commandes affiche une nouvelle progression (+5,2 %), représentant 259,2 millions à fin mars 2026, contre 246,3 millions au 31 décembre 2025. » Le chiffre d'affaires recule de 10,7 %, le carnet de commandes progresse de 5,2 %.
Ces deux indicateurs ne mesurent pas la même chose. Le chiffre d'affaires enregistre ce qui a été facturé sur la période ; le carnet de commandes enregistre ce qui a été signé et reste à facturer. Quand le second monte alors que le premier baisse, cela signifie une chose très concrète : les contrats signés aujourd'hui sont plus longs que ceux d'hier.
Et le communiqué le confirme lui-même en donnant l'échéancier : ce carnet « se déversera 58 % en 2026, 22 % en 2027 et 20 % au-delà ». Faites l'addition : 42 % du carnet de commandes se déverse après l'exercice en cours.
Voilà l'information opérationnelle que ce comparatif devait vous donner, et que le prix mensuel ne vous aurait jamais donnée. Si plus de quatre dixièmes des engagements signés courent au-delà de l'année, alors la variable qui pèse le plus dans votre contrat n'est pas le tarif mensuel, c'est la durée d'engagement et les conditions de sortie. C'est là que doit porter la négociation, et c'est vrai quel que soit le prestataire retenu.
Deux métiers différents, et c'est le vrai critère
Une fois écartée la fausse comparaison tarifaire, la différence structurante apparaît : ces deux sociétés ne vendent pas le même métier. Le tableau ci-dessous ne comporte volontairement aucun prix, pour les raisons exposées plus haut.
| Critère | Partoo | Solocal |
|---|---|---|
| Nature | Éditeur de logiciel en abonnement | Groupe média et agence, avec régie |
| Cœur d'offre | Diffusion de fiches, avis, messagerie | Présence, publicité, sites web |
| Actif propre | Aucun annuaire en propre | Marque et audience PagesJaunes |
| Modèle de vente | Devis, plateforme en libre-service | Force de vente terrain, contrat |
| Cible affichée | Réseaux multi-sites et PME | TPE, PME et réseaux |
| Données publiques | Comptes non diffusés depuis 2020 | Publication trimestrielle |
| Actionnaire de contrôle | Webedia, groupe Fimalac | Ycor |
La conséquence pratique est simple. Si votre besoin est de tenir à jour des dizaines ou des centaines de fiches d'établissement — horaires, photos, avis, messages — vous cherchez un outil, et c'est le métier de Partoo. Si votre besoin est d'acheter de la visibilité et de déléguer la production — site, campagnes, contenus — vous cherchez une agence avec une régie, et c'est le métier historique de Solocal.
Les mettre en concurrence sur un même devis a donc un sens limité : vous comparerez une licence à une prestation. Ce qui a du sens, en revanche, c'est de déterminer d'abord lequel des deux besoins est le vôtre. Nos pages sur l'optimisation d'une fiche Google Business et sur les stratégies de référencement local détaillent le travail réel que recouvre chacun de ces deux mondes.
Ce qui survit au contrat : qui garde la main sur vos fiches ?
C'est la question la moins posée et la plus coûteuse. Quand un prestataire prend en charge votre présence locale, il doit accéder à votre fiche Google Business Profile. Deux configurations très différentes se cachent derrière ce même mot « accès ».
Dans la première, vous êtes propriétaire du compte et vous accordez au prestataire un rôle de gestionnaire. Le jour où vous partez, vous révoquez le rôle et tout reste chez vous. Dans la seconde, c'est le prestataire qui a créé ou revendiqué les fiches, donc qui en est propriétaire — et vous n'êtes que gestionnaire de vos propres établissements. Le jour où vous partez, l'historique, les avis, les photos et la validation de l'établissement restent dans un compte qui ne vous appartient pas.
Les deux situations produisent exactement la même expérience quotidienne tant que le contrat court. Elles produisent des conséquences opposées le jour où il s'arrête. C'est une autorisation qui survit au contrat, et personne ne la vérifie avant de signer, parce que tout fonctionne parfaitement jusqu'au moment où plus rien ne fonctionne.
Cette question rejoint directement celle que nous posions hier à propos des fiches Google et Apple : sur ces plateformes, la fiche de votre établissement existe déjà, avec ou sans vous. Vous n'arbitrez jamais son existence, seulement son contrôle — et sous-traiter la gestion sans vérifier la propriété, c'est déléguer ce contrôle sans le savoir.
La vérification prend cinq minutes et se fait depuis votre propre compte Google : ouvrez la fiche, allez dans les paramètres des utilisateurs, et regardez qui porte la mention « Propriétaire principal ». Si ce n'est pas vous, demandez le transfert avant la fin du contrat, pas après.
Le point aveugle commun aux deux
Les deux prestataires vendent, à des degrés divers, la diffusion de vos informations vers un grand nombre de plateformes et d'annuaires. C'est un argument commercial efficace, parce qu'un grand nombre rassure. Il mérite d'être relativisé.
Dans l'immense majorité des cas, l'essentiel de la visibilité locale se joue sur un très petit nombre de surfaces : la recherche et la cartographie de Google avant tout, l'écosystème d'Apple ensuite selon la part d'iPhone de votre clientèle, et de plus en plus les réponses générées par les assistants conversationnels. Les dizaines d'annuaires secondaires ajoutent de la cohérence de données — ce qui n'est pas rien — mais pas du trafic en proportion de leur nombre.
Le second angle mort est plus récent et plus structurant : une partie croissante des requêtes locales n'aboutit plus à un clic, mais à une réponse formulée directement par un modèle de langage. Ce déplacement ne se pilote pas avec les mêmes leviers que le référencement classique ; nous le détaillons dans notre guide du référencement dans les moteurs de réponse, ainsi que dans nos pages sur la structuration des données locales pour les modèles et sur les données structurées.
Avant de payer pour de la diffusion, posez donc la question dans l'autre sens : quelle part de vos prises de contact vient réellement des plateformes que vous vous apprêtez à alimenter ? La réponse se lit dans vos statistiques d'établissement, gratuitement, et elle réoriente souvent le budget.
Verdict : comment trancher sans grille tarifaire
Il n'y a pas de gagnant dans ce face-à-face, et prétendre le contraire supposerait de connaître deux prix qui ne sont pas publiés. Il y a en revanche un raisonnement clair.
Orientez-vous vers un éditeur de logiciel comme Partoo si vous gérez plusieurs établissements, que vous disposez en interne d'une personne pour piloter l'outil, et que votre besoin est industriel : mettre à jour vite, répondre aux avis à l'échelle, mesurer. Vous achetez une capacité, pas une prestation.
Orientez-vous vers un acteur intégré comme Solocal si vous n'avez personne pour tenir l'outil, que vous voulez déléguer la production et l'achat média, et que vous acceptez le modèle de l'agence. Vous achetez du temps, pas une licence.
Et dans les deux cas, négociez la durée et la réversibilité avant le prix. C'est la leçon des chiffres publics : dans ce marché, l'engagement pluriannuel est la norme économique, et il est bien plus difficile à corriger après coup qu'une ligne tarifaire.
Pour construire le plan de travail qui suivra la signature, nos pages sur les attributs et questions-réponses, sur l'expérimentation en référencement local, sur la cartographie des intentions locales et sur la publicité locale omnicanale décrivent les chantiers concrets. Pour la partie technique, voyez le balisage de marque en référencement local et l'optimisation de la fiche pour les moteurs de réponse. Enfin, si les avis clients sont au cœur de votre sujet, commencez par les nouvelles règles applicables aux avis Google.
Un doute sur le contrat que l'on vous propose, ou sur l'organisation à mettre en face ? Vous pouvez en parler directement au +33 6 18 85 20 10.
Questions fréquentes
Combien coûte Partoo par rapport à Solocal ?
Personne ne peut répondre honnêtement à cette question à partir de sources publiques. Au 18 août 2026, la page « Nos tarifs » de Partoo ne contient aucun montant en euros et renvoie vers un formulaire de devis ; Solocal ne publie pas de page tarifaire. Tous les comparatifs qui annoncent un prix pour l'un ou pour l'autre citent des estimations de sites tiers, non confirmées par les éditeurs. La seule méthode fiable consiste à demander deux devis sur un périmètre identique — même nombre d'établissements, mêmes modules, même durée.
Partoo est-il une entreprise française indépendante ?
Partoo est une société française, mais elle n'est pas indépendante : Webedia en détient la majorité depuis mars 2019 et a investi 15 millions d'euros supplémentaires en mai 2021. Webedia est elle-même une filiale du groupe Fimalac. Symétriquement, Solocal est contrôlée par Ycor depuis le 31 juillet 2024, avec Maurice Lévy comme Président-Directeur général. Les deux sociétés appartiennent donc à des groupes patrimoniaux français d'envergure.
Solocal, c'est toujours PagesJaunes ?
La marque PagesJaunes existe toujours et reste portée par une société du groupe, mais l'ensemble a profondément changé depuis la restructuration financière de 2024 : nouveau contrôle capitalistique, nouvelle direction, apport de Regicom Webformance et repositionnement affiché autour de l'intelligence artificielle. Tout comparatif qui décrit encore Solocal comme un annuaire papier en déclin décrit une entreprise qui n'existe plus sous cette forme.
Comment vérifier la solidité financière d'un prestataire avant de signer ?
Consultez l'Annuaire des entreprises sur data.gouv.fr avec le numéro SIREN du prestataire : vous y trouverez les comptes déposés, l'effectif et la catégorie d'entreprise. Si l'entreprise est cotée, ses communiqués trimestriels donnent bien davantage. Si aucun compte récent n'apparaît, vérifiez d'abord qu'une société comparable en publie — si oui, l'écart est réel et mérite une question écrite ; si non, l'absence ne signifie rien.
Que devient ma fiche Google si je change de prestataire ?
Cela dépend entièrement de qui est propriétaire du compte. Si vous êtes propriétaire principal et que le prestataire n'est que gestionnaire, vous révoquez son accès et vous conservez tout. Si c'est lui qui a créé ou revendiqué les fiches, il en reste propriétaire et vous devrez demander un transfert, qu'il n'est pas obligé d'accepter immédiatement. Vérifiez ce point dans les paramètres des utilisateurs de votre fiche, et faites-le inscrire au contrat avant la signature.
La méthode en sept étapes pour choisir sans grille tarifaire
Cette séquence vaut pour Partoo, pour Solocal et pour n'importe quel prestataire de présence locale. Elle est conçue pour produire une décision défendable même lorsque aucun prix n'est publié.
- Qualifiez votre besoin réel : outil à piloter en interne, ou prestation à déléguer. C'est ce choix qui départage, pas le tarif.
- Testez les pages tarifaires des candidats en cherchant le symbole « € » dans la page, et notez lesquels publient réellement un prix.
- Vérifiez le capital de chaque candidat : qui le contrôle, et quel est le métier principal de l'actionnaire.
- Consultez les comptes sur data.gouv.fr, et appliquez le test de comparabilité si aucun compte récent n'apparaît.
- Demandez deux devis strictement identiques : même nombre d'établissements, mêmes modules, même durée, mêmes conditions de sortie.
- Négociez la durée avant le prix, et faites écrire noir sur blanc le préavis, la réversibilité et le format d'export de vos données.
- Sécurisez la propriété de vos fiches : exigez d'être propriétaire principal du compte, le prestataire n'étant que gestionnaire.