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22 octobre 2026•18 min de lecture•Par Nathan Ibgui, CIO externalisé

NinjaOne vs Datto RMM : lequel choisir en PME ?

NinjaOne vs Datto RMM en PME : NinjaOne publie 3,75 $ par poste jusqu’à 50 postes, Datto reste sur devis et vendu aux infogérants. Coûts, contrats, pièges.

Quand un poste plante un lundi matin, que les mises à jour Windows n'ont pas été faites depuis trois mois ou qu'un disque se remplit en silence sur le serveur de fichiers, la personne qui s'en aperçoit la première, dans une PME bien gérée, n'est pas l'utilisateur : c'est un logiciel. Ce logiciel s'appelle un RMM (Remote Monitoring and Management, « supervision et gestion à distance »). Un petit agent installé sur chaque ordinateur et chaque serveur remonte son état, applique les correctifs, lance des scripts et ouvre une prise en main à distance quand il faut intervenir.

Deux noms reviennent sans cesse dans les devis des prestataires informatiques : NinjaOne, la plateforme américaine qui a le plus progressé ces dernières années, et Datto RMM, l'outil historique de nombreux infogérants, propriété du groupe Kaseya depuis 2022. Ce comparatif a été établi à partir des pages tarifaires et produit des deux éditeurs (versions anglaise et française), des pages de Kaseya, du communiqué de valorisation de NinjaOne et du registre des entreprises, consultés le 22 octobre 2026. C'est le troisième volet de notre série sur la gestion du parc informatique en PME, après GLPI vs Freshservice (le support et l'inventaire) et Intune vs Jamf (les ordinateurs et téléphones).

Une précision d'emblée, parce qu'elle change la lecture de tout l'article : la plupart des PME n'achètent pas elles-mêmes leur RMM. C'est l'outil de leur infogérant, qui le paie et le refacture dans son forfait. La vraie question est donc souvent « mon prestataire utilise NinjaOne (ou Datto) : qu'est-ce que cela change pour moi ? ». Nous répondons aux deux cas : vous avez une équipe informatique interne qui s'équipe, ou vous choisissez (ou contrôlez) un prestataire.

La réponse en 30 secondes

Choisissez NinjaOne si…

  • vous avez un ou deux informaticiens en interne et voulez acheter l'outil directement ;
  • vous voulez une fourchette de prix publiée : 3,75 $ par poste et par mois jusqu'à 50 postes ;
  • vous voulez un essai de 14 jours et une résiliation possible avec 60 jours de préavis (hors engagement promotionnel) ;
  • vous cherchez une console unique : supervision, correctifs, prise en main, documentation, sauvegarde en option.

Choisissez Datto RMM si…

  • votre infogérant l'utilise déjà et le maîtrise : c'est d'abord un outil de prestataire ;
  • vous voulez, via Kaseya 365 Endpoint, un paquet unique RMM + antivirus + EDR + sauvegarde des postes ;
  • l'hébergement européen documenté compte pour vous : les données des comptes européens sont en Irlande ;
  • vous acceptez un prix sur devis uniquement, et un contrat à lire de près.

Le tableau, ligne par ligne

Critère NinjaOne Datto RMM
Éditeur NinjaOne (Austin, Texas), non coté, dirigé et contrôlé par ses deux cofondateurs ; valorisé 12,3 milliards de dollars en juin 2026 Datto, racheté en 2022 par Kaseya (Miami), groupe non coté qui détient aussi VSA, IT Glue et Autotask
À qui il est vendu Aux équipes informatiques internes et aux infogérants (MSP) Datto.com : « exclusivement » aux infogérants. Kaseya.com : aussi aux équipes internes, dans Kaseya 365 Endpoint
Prix publié Fourchette : de 3,75 $ par poste et par mois (50 postes ou moins) à 1,50 $ (10 000 postes) ; varie selon la région et les modules Aucun : « demande de prix ». Kaseya cite un client passé de 14,50 $ à 3,99 $ par poste avec Kaseya 365 Endpoint (témoignage, pas un tarif)
Facturation Par appareil, mensuelle ou annuelle ; pas de plafond de licences ; mensuel « au cas par cas » Par appareil ; depuis avril 2026, les clients Kaseya 365 peuvent dépasser leur quota, l'excédent est facturé automatiquement
Engagement Résiliable avec 60 jours de préavis, sauf si vous avez signé un engagement contre une remise Non publié : durée, reconduction et préavis à lire dans le contrat
Systèmes gérés Windows, macOS, Linux ; mobiles via le module MDM Windows, macOS, Linux ; équipements réseau via SNMP
Correctifs Windows, macOS, Linux et plus de 200 applications tierces Système inclus ; applications tierces via Advanced Software Management (inclus dans Kaseya 365 Endpoint)
Sécurité associée Gestion des vulnérabilités ; intégrations avec des antivirus et EDR du marché Détection de rançongiciel intégrée ; Datto AV, Datto EDR et SOC managé (RocketCyber) dans Kaseya 365 Endpoint
Hébergement Instances régionales ; la localisation n'est pas indiquée sur les pages consultées : à exiger par écrit Amazon Web Services ; données des partenaires britanniques, européens et de l'EEE en Irlande
Essai gratuit 14 jours Sur demande (formulaire « demande d'essai »)
Société française au registre Aucune trouvée (recherche par nom) Aucune active : Kaseya France SAS fermée depuis 2015

Sources : ninjaone.com/pricing et ninjaone.com/fr/pricing (FAQ tarifaire), ninjaone.com/fr/rmm, communiqué NinjaOne du 9 juin 2026, datto.com/pricing, datto.com/fr/products/rmm, kaseya.com (Kaseya 365 Endpoint, solutions pour équipes internes, note produit Datto RMM du 9 avril 2026), recherche-entreprises.api.gouv.fr. Relevés du 22 octobre 2026.

Ce que fait un RMM, concrètement, pour une PME

Un RMM n'est ni un antivirus, ni un outil de tickets, ni un gestionnaire de téléphones. C'est la tour de contrôle des postes et des serveurs. Dans une PME de 40 personnes, il rend quatre services très concrets.

Il voit avant vous. Disque presque plein, sauvegarde qui a échoué, service arrêté, processeur saturé, poste éteint depuis vingt jours : l'agent remonte l'alerte au technicien, qui peut agir avant que la panne ne bloque quelqu'un.

Il tient les mises à jour. C'est sa fonction la plus rentable. Les correctifs de Windows, mais aussi ceux des navigateurs, d'Adobe Reader, de Zoom ou de 7-Zip, sont déployés selon un calendrier, avec un rapport de conformité. Les failles exploitées par les rançongiciels sont très souvent des failles déjà corrigées par l'éditeur, mais pas installées sur le poste. Pour les entreprises concernées par la directive NIS2, cette preuve de mise à jour régulière fait partie des mesures de cybersécurité attendues.

Il intervient sans se déplacer. Prise en main à distance, ligne de commande en arrière-plan sans déranger l'utilisateur, redémarrage d'un service, installation d'un logiciel sur trente postes à la fois.

Il inventorie. Quel poste, quel processeur, quelle version de Windows, quels logiciels installés, quelle date de garantie. Cet inventaire nourrit l'outil de support (GLPI, Freshservice) et la gestion des appareils (Intune, Jamf) que nous avons comparés dans les deux premiers volets.

NinjaOne et Datto RMM font tout cela. Leurs différences sont ailleurs : à qui ils sont vendus, comment ils sont facturés, ce qui est emballé autour.

Deux modèles : la plateforme directe contre l'outil du canal

NinjaOne vend à tout le monde. Une PME avec un responsable informatique peut demander un essai, signer et déployer l'agent seule. L'éditeur met en avant une prise en main rapide (« la plupart des utilisateurs sont opérationnels en moins d'une semaine », selon sa page tarifaire), une formation et une mise en route gratuites, pas de frais de maintenance. Il revendique près de 40 000 organisations clientes dans plus de 140 pays, a été classé « Leader » du Magic Quadrant 2026 de Gartner pour les outils de gestion des terminaux, et se dit rentable et sans dette depuis début 2026. Autour du RMM, il a ajouté la gestion des appareils mobiles, la documentation informatique, l'outil de tickets et la sauvegarde.

Datto RMM est né pour les infogérants. Tout, dans le produit, est pensé pour un prestataire qui gère des dizaines de clients : séparation des clients, modèles de surveillance réutilisables, bibliothèque de scripts partagés (la « ComStore »), intégration native avec l'outil de gestion d'activité Autotask, du même groupe. Depuis le rachat par Kaseya, Datto RMM est aussi la brique de gestion du forfait Kaseya 365 Endpoint, qui regroupe sept composants sous un seul abonnement par poste : RMM, antivirus Datto AV, correctifs tiers, EDR, détection de rançongiciel, sauvegarde des postes, et un centre de surveillance de la sécurité managé (dans la version Pro uniquement).

Pour une PME, la conséquence est simple. Avec NinjaOne, vous pouvez être client de l'éditeur. Avec Datto RMM, vous êtes le plus souvent client de votre infogérant, qui est lui-même client de Kaseya. Le jour où vous changez de prestataire, l'outil, ses scripts et son historique partent avec lui. Ce n'est pas un défaut en soi, mais cela doit être écrit dans votre contrat d'infogérance : qui est titulaire de la licence, et que récupérez-vous en sortie ? Nous détaillons ces clauses dans notre guide pour choisir un prestataire et lire son contrat.

Combien coûte la supervision de 40 postes

Prenons une PME de 40 postes et serveurs. Aucun des deux éditeurs ne publie de grille complète, mais l'un donne une fourchette et l'autre un témoignage. Voici ce que l'on peut chiffrer honnêtement, au 22 octobre 2026.

Coût annuel de supervision pour 40 postes (prix publics au 22 octobre 2026) Barres vertes : NinjaOne. Barres orange : Datto RMM / Kaseya. Dollars, hors taxes, hors mise en place. NinjaOne, palier ≤ 50 postes 1 800 $ Kaseya 365 Endpoint 1 915 $ Datto RMM seul aucun prix publié : sur devis NinjaOne, palier 10 000 postes 720 $ le prix « dès », hors de portée d'une PME NinjaOne : 40 × 3,75 $ × 12 mois. Le prix « varie selon la région et les produits achetés » (FAQ de la page tarifaire). Kaseya 365 Endpoint : 40 × 3,99 $ × 12 mois, chiffre tiré d'un témoignage client publié par Kaseya, pas d'une grille. Ce forfait inclut aussi antivirus, EDR et sauvegarde des postes : il ne se compare pas ligne à ligne avec un RMM seul. Ajoutez le temps du technicien : c'est lui, pas la licence, qui fait l'essentiel du coût d'une supervision. Sources : ninjaone.com/pricing (FAQ), kaseya.com/platform/kaseya-365/endpoint, datto.com/pricing. nathanibgui.com
Les deux montants les plus hauts sont proches, mais ne mesurent pas la même chose : un outil de supervision d'un côté, un forfait supervision + sécurité + sauvegarde de l'autre.

Deux enseignements. D'abord, la licence RMM est un petit poste de dépense : moins de 2 000 $ par an pour 40 postes, soit l'ordre de grandeur d'une demi-journée de dépannage sur site par mois. Ce qui coûte, c'est le temps humain pour régler les alertes, tester les correctifs et traiter ce que l'outil remonte. Un RMM mal paramétré qui génère 200 alertes par jour ne sert à rien.

Ensuite, la comparaison juste n'est pas « NinjaOne contre Datto RMM », mais « NinjaOne + votre antivirus + votre sauvegarde des postes » contre « Kaseya 365 Endpoint ». Si vous payez déjà un antivirus professionnel (voir notre comparatif Bitdefender vs Microsoft Defender), le forfait Kaseya vous fera payer deux fois la même fonction. Si vous partez de rien, il peut être plus simple.

Ce que le tableau ne dit pas

1. Deux sites du même groupe, deux doctrines de vente. La page tarifaire de datto.com affirme que Datto « travaille exclusivement avec des partenaires MSP » et ne leur fait jamais concurrence auprès de leurs clients. Sur kaseya.com, la maison mère vend Kaseya 365 Endpoint, dont la brique RMM peut être Datto RMM, aux « équipes informatiques internes » et consacre une page entière aux services informatiques d'entreprise. Et la page française du produit présente Datto RMM comme un « logiciel RMM pour les MSP et les PME ». Si vous voulez l'acheter en direct, demandez par écrit par quel canal et avec quel interlocuteur vous serez servi.

2. « Transparent » en titre, « pas de prix complet » dans la FAQ. La page tarifaire anglaise de NinjaOne s'ouvre sur « Simple, transparent pricing ». Quelques centaines de mots plus bas, la FAQ explique que l'éditeur ne publie pas sa grille complète, pour ne pas gêner les infogérants qui revendent le produit, et ne donne qu'une fourchette. C'est plus que Datto, qui ne donne rien. Mais ce n'est pas une grille : le module de sauvegarde, la gestion des mobiles ou la documentation ne sont pas chiffrés.

3. Le prix « dès » est celui du plus gros client. Habituellement, le prix d'appel est celui de la petite offre. Ici, c'est l'inverse : le « dès 1,50 $ » de NinjaOne s'applique à 10 000 postes. Une PME de 40 postes est au plafond de la fourchette, 3,75 $. Si un comparateur en ligne vous annonce NinjaOne « à partir de 1,50 $ », il compare une multinationale à votre entreprise.

4. La page française est restée en anglais. Sur ninjaone.com/fr/pricing, le titre, les arguments et la FAQ tarifaire sont en anglais, et le numéro de téléphone affiché est américain. Aucun des deux éditeurs n'a de société française active au registre. Ce n'est pas rédhibitoire, mais demandez où est le support en français, à quelles heures, et quel droit régit le contrat.

5. Un RMM est un passe-partout. L'agent a les droits d'administrateur sur chaque poste. Celui qui pirate la console pirate tout le parc d'un coup : c'est ce qui est arrivé en juillet 2021 aux clients de VSA, l'autre RMM de Kaseya, lors d'une attaque par rançongiciel restée célèbre. Quel que soit l'outil, exigez la double authentification sur la console, des comptes nominatifs, une journalisation des actions et une revue trimestrielle de qui a accès.

Si votre infogérant utilise l'un ou l'autre

Dans la majorité des PME, vous ne choisirez pas le RMM : votre prestataire l'a choisi pour tous ses clients. Ce n'est pas un problème, à condition de lui poser cinq questions.

  • Montrez-moi le rapport de correctifs du mois. Combien de postes à jour, combien en échec, depuis quand. Un prestataire qui supervise vraiment l'obtient en deux clics, avec NinjaOne comme avec Datto.
  • Quels postes ne remontent plus ? Un agent silencieux depuis trente jours est un poste perdu, éteint ou désinstallé. C'est souvent là que se cachent les risques.
  • Où sont hébergées les données de supervision ? Datto RMM documente l'Irlande pour les comptes européens. Pour NinjaOne, la réponse dépend de l'instance ouverte par votre prestataire : elle doit être écrite.
  • Qui a accès à la console, avec quelle authentification ? Liste nominative, double authentification, départ d'un technicien retiré le jour même.
  • Que récupérons-nous si nous partons ? L'inventaire, la documentation, l'historique des interventions, dans un format lisible, et la désinstallation propre de l'agent.

Ces questions font partie de tout audit informatique en 30 points sérieux. Si votre prestataire n'utilise aucun RMM, c'est une information encore plus importante : la supervision de votre parc se fait alors à la main, c'est-à-dire, en pratique, quand un utilisateur appelle.

Notre avis de DSI à temps partagé

Pour une PME de 20 à 300 salariés avec une équipe informatique interne, même réduite à une personne, notre préférence va à NinjaOne. Il s'achète en direct, s'essaie quinze jours, affiche au moins une fourchette de prix, se résilie avec un préavis connu et se prend en main vite. Associez-le à l'antivirus et à la sauvegarde que vous avez déjà, et à Intune si vous êtes sous Microsoft 365.

Si vous passez par un infogérant qui maîtrise Datto RMM depuis des années, ne lui demandez pas de changer d'outil : un RMM bien paramétré par un technicien qui le connaît vaut mieux qu'un outil plus moderne mal réglé. Demandez-lui plutôt les rapports et les garanties listés plus haut, et vérifiez si le forfait Kaseya 365 Endpoint qu'il vous propose ne fait pas doublon avec votre antivirus.

Dans les deux cas, l'outil ne vaut que par le processus autour : qui traite les alertes, sous quel délai, quels correctifs sont testés avant déploiement, qui valide les exceptions. C'est précisément le rôle d'un DSI externalisé : fixer ces règles, contrôler chaque mois que le prestataire les applique, et garder la main sur les accès et les données de supervision.

Comment trancher en trois semaines

  1. Établissez qui achète. Équipe interne, infogérant, ou les deux. Si c'est l'infogérant, la décision porte sur son contrat, pas sur l'outil.
  2. Comptez les postes et serveurs. Par système (Windows, macOS, Linux) et par site. C'est le nombre facturé, et il détermine le palier de prix.
  3. Listez ce que vous payez déjà. Antivirus, EDR, sauvegarde des postes, prise en main à distance, outil de tickets : pour ne pas acheter deux fois la même fonction dans un forfait.
  4. Testez sur dix postes. Essai NinjaOne de 14 jours ; essai Datto RMM sur demande, ou démonstration sur le compte de votre prestataire. Mêmes postes, mêmes règles.
  5. Jouez quatre scénarios. Un correctif Windows urgent sur tout le parc, un disque qui se remplit sur le serveur, une prise en main à distance d'un poste distant, l'installation d'un logiciel sur dix postes. Notez le temps et le nombre d'alertes inutiles.
  6. Demandez les devis écrits. Prix par poste en euros, modules inclus, durée d'engagement, reconduction, préavis, plafond de hausse au renouvellement, lieu d'hébergement des données et réversibilité.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre NinjaOne et Datto RMM ?

Les deux sont des logiciels de supervision et de gestion à distance des postes et serveurs : surveillance, correctifs, scripts, prise en main. NinjaOne se vend en direct aux équipes informatiques internes comme aux infogérants, avec une fourchette de prix publiée. Datto RMM, propriété de Kaseya, est surtout vendu aux infogérants, sur devis, et sert de brique au forfait Kaseya 365 Endpoint qui ajoute antivirus, EDR et sauvegarde.

Combien coûte NinjaOne pour une PME ?

Au 22 octobre 2026, NinjaOne indique un prix de 3,75 $ par poste et par mois pour 50 postes ou moins, qui descend jusqu'à 1,50 $ à 10 000 postes. Le prix varie selon la région et les modules achetés, et la grille complète n'est pas publiée. Pour 40 postes, comptez environ 1 800 $ par an de licence, hors mise en place. L'essai gratuit dure 14 jours.

Combien coûte Datto RMM ?

Datto ne publie aucun prix : il faut faire une demande de prix. Kaseya, sa maison mère, cite le cas d'un client passé de 14,50 $ à 3,99 $ par poste et par mois avec Kaseya 365 Endpoint, un forfait qui inclut Datto RMM, un antivirus, un EDR et la sauvegarde des postes. Ce chiffre est un témoignage, pas un tarif : seul un devis écrit fait foi.

Une PME peut-elle acheter Datto RMM directement ?

Le site de Datto indique travailler exclusivement avec des infogérants partenaires. Le site de Kaseya propose en revanche Kaseya 365 Endpoint, dont la brique RMM peut être Datto RMM, aux équipes informatiques internes. En pratique, une PME accède le plus souvent à Datto RMM par son infogérant. Si vous voulez l'acheter en direct, faites préciser le canal de vente et le support par écrit.

Un RMM est-il utile si l'on a déjà Intune ?

Oui, les deux se complètent. Intune gère la configuration et la conformité des appareils et l'accès aux données Microsoft 365. Un RMM surveille l'état des postes et des serveurs en temps réel, déploie les correctifs des applications tierces, lance des scripts et permet la prise en main à distance. Pour une PME sans serveurs ni applications métier installées, Intune peut suffire ; dès qu'il y a des serveurs, un RMM devient utile.

En résumé

NinjaOne et Datto RMM font le même métier, superviser et maintenir les postes et serveurs, mais ne se vendent pas de la même façon. NinjaOne s'achète en direct, avec une fourchette de prix publiée (3,75 $ par poste et par mois pour une PME) et un préavis de résiliation connu : c'est le choix naturel d'une équipe informatique interne. Datto RMM est l'outil des infogérants, sur devis, souvent emballé dans le forfait Kaseya 365 Endpoint avec antivirus et sauvegarde : si votre prestataire le maîtrise, gardez-le et contrôlez-le. Dans les deux cas, c'est le processus autour de l'outil qui protège votre parc. Pour le cadrer, découvrez notre offre de DSI externalisé ou contactez-nous.

Nathan Ibgui, consultant IT & IA

Écrit par

Nathan Ibgui

Consultant indépendant et CIO externalisé, j'accompagne les PME et ETI sur leur stratégie IT, l'intelligence artificielle, l'automatisation et la cybersécurité — du diagnostic au pilotage.

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