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20 octobre 2026•19 min de lecture•Par Nathan Ibgui, CIO externalisé

GLPI vs Freshservice : lequel choisir en PME ?

GLPI vs Freshservice en PME : 19 € HT par technicien et inventaire illimité contre 15 à 84 €, unités d’actifs comptées, données en France ou aux États-Unis.

Quand une PME passe le cap des cinquante postes, le service informatique, qu'il soit interne ou externalisé, finit par buter sur la même question : où ranger les demandes des utilisateurs et l'inventaire du parc ? Deux noms reviennent presque à chaque fois. GLPI, le logiciel libre français que des milliers de collectivités, d'écoles et d'entreprises installent depuis vingt ans. Et Freshservice, l'outil de gestion des services informatiques en ligne de l'américain Freshworks, qui se présente comme la version simple et moderne des grandes plateformes de type ServiceNow.

Sur le papier, tout les oppose : un logiciel gratuit que l'on héberge soi-même contre un abonnement par technicien. En pratique, le choix est plus fin, car GLPI se vend aussi en cloud et Freshservice n'inclut pas l'inventaire dans toutes ses formules. Ce comparatif a été établi à partir des pages tarifaires des deux éditeurs, du registre des entreprises et des notes de version, consultés le 20 octobre 2026, treize jours après la sortie de GLPI 12. Il ouvre notre série consacrée à la gestion du parc informatique en PME.

La réponse en 30 secondes

Choisissez GLPI si…

  • l'inventaire du parc compte autant que les tickets : il est inclus et illimité en cloud, sans unité d'actif à acheter ;
  • vous voulez un éditeur français et des données hébergées en France (OVHcloud) sous contrat français ;
  • votre budget est serré : 19 € HT par technicien et par mois en cloud, ou 0 € de licence si vous l'hébergez ;
  • vous avez quelqu'un (en interne ou un prestataire) pour paramétrer un outil riche mais exigeant.

Choisissez Freshservice si…

  • la priorité est un portail agréable pour les salariés et des techniciens opérationnels en quelques jours ;
  • vous voulez du catalogue de services, des SLA, des astreintes et des automatisations sans développement ;
  • d'autres services (RH, services généraux) doivent recevoir leurs demandes dans le même outil ;
  • vous acceptez de payer davantage, et de compter vos unités d'actifs si le parc dépasse une centaine d'équipements.

Le tableau, ligne par ligne

Critère GLPI Freshservice
Éditeur Teclib' (Paris, SIREN 513 893 503) et la communauté GLPI Freshworks Inc. (États-Unis, coté au Nasdaq)
Licence Logiciel libre (GPL v3), gratuit à installer Logiciel propriétaire en ligne (SaaS) uniquement
Hébergement Chez vous, ou GLPI Network Cloud chez OVHcloud en France Cloud Freshworks (hébergement européen possible, à préciser au contrat)
Prix d'entrée en ligne Public Cloud : 19 € HT par technicien et par mois, dès 1 technicien Starter : 15 € par agent et par mois en annuel, 25 € en mensuel
Formules suivantes Private Cloud : 21 € HT, 25 techniciens minimum ; sur mesure sur devis Growth : 40 € (50 € mensuel) ; Pro : 84 € (102 € mensuel) ; Enterprise sur devis
Utilisateurs finaux (salariés qui ouvrent des tickets) Illimités et gratuits Illimités et gratuits ; seuls les agents sont facturés
Inventaire et gestion des actifs Inclus, actifs illimités en cloud ; agent GLPI pour Windows, macOS, Linux, Android Absent de Starter ; Growth, Pro et Enterprise incluent le pack ITAM Growth et 100 unités d'actifs ; lots de 500 en supplément
Licences logicielles et contrats Inclus (logiciels, licences, contrats, fournisseurs, budgets) Réservés au niveau ITAM Pro, payant en plus
Gestion des changements Inclus À partir de Pro
Authentification unique (SSO) OAuth2 (Microsoft, Google…), CAS, SCIM, LDAP Incluse dans toutes les formules
Intelligence artificielle GLPI AI, selon le niveau d’abonnement GLPI Network Freddy AI Copilot : 29 € par agent et par mois en plus (Pro, Enterprise) ; agent IA inclus en Enterprise
Essai gratuit 45 jours (cloud) 14 jours
Sortie Clause de réversibilité : base MySQL et pièces jointes rendues sous 30 jours, sans frais Exports et API ; pas de clause équivalente affichée sur la page tarifaire

Sources : glpi-project.org/fr/pricing et freshworks.com/fr/freshservice/pricing, consultées le 20 octobre 2026. GLPI affiche ses prix hors taxes ; la page française de Freshservice affiche des euros sans mention de TVA.

Deux philosophies : la base d'inventaire contre le guichet de service

GLPI est né en 2003 comme un gestionnaire de parc : son nom signifie « gestionnaire libre de parc informatique ». Le cœur de l'outil est une base qui recense chaque ordinateur, écran, imprimante, téléphone, logiciel et licence, avec ses contrats, ses fournisseurs et son coût. Le centre d'assistance (les tickets) s'est greffé ensuite, puis la gestion des problèmes, des changements, la base de connaissances et le catalogue de formulaires. Résultat : un outil très complet sur le patrimoine informatique, mais dont l'interface reste dense et dont le paramétrage demande du temps.

Freshservice part de l'autre bout. C'est d'abord un guichet de service : un portail où le salarié déclare une panne ou commande un ordinateur, des techniciens qui traitent des tickets avec des délais garantis (SLA), des automatisations sans code et une application mobile. L'inventaire arrive ensuite, sous la forme d'un module de gestion des actifs (ITAM) découpé en niveaux et compté en « unités d'actifs ».

Cette différence d'origine explique presque toutes les lignes du tableau. Si votre douleur principale est « on ne sait pas ce qu'on a, ni quand les garanties expirent, ni combien de licences Microsoft on paie pour rien », GLPI part avec une longueur d'avance. Si votre douleur est « les demandes arrivent par e-mail, par téléphone et dans le couloir, et personne ne sait qui traite quoi », Freshservice sera plus vite adopté.

Ce que coûte une PME de 3 techniciens et 120 postes

Prenons un cas courant : une PME de 120 salariés, un parc d'environ 120 ordinateurs plus les écrans, imprimantes et téléphones, et trois personnes qui traitent les demandes (deux techniciens et un responsable informatique, ou un prestataire infogéreur). Les salariés qui ouvrent des tickets ne sont facturés par aucun des deux éditeurs : seuls les techniciens comptent.

Coût annuel de licence pour 3 techniciens (prix publics au 20 octobre 2026) Barres orange : GLPI. Barres vertes : Freshservice. Hors serveur, mise en place et unités d'actifs supplémentaires. GLPI auto-hébergé 0 € licence gratuite ; serveur, mises à jour et sauvegardes à votre charge Freshservice Starter 540 € annuel ; aucun module d'inventaire GLPI Public Cloud 684 € HT actifs illimités, hébergé en France GLPI Network Basic 1 200 € HT chez vous + support éditeur, 500 actifs Freshservice Growth 1 440 € annuel ; 100 unités d'actifs incluses Growth sans engagement 1 800 € facturation mensuelle Freshservice Pro 3 024 € Un parc de 120 ordinateurs, plus les écrans et imprimantes, dépasse les 100 unités d'actifs de Freshservice Growth : il faut ajouter au moins un lot de 500 unités, dont le prix n'est pas affiché sur la page tarifaire.
Graphique : nathanibgui.com, d'après les pages tarifaires de GLPI Network et de Freshservice (version française), 20 octobre 2026. Calcul : prix mensuel par technicien × 3 × 12.

Trois enseignements. D'abord, le moins cher affiché n'est pas le moins cher réel : Freshservice Starter (540 € par an) coûte moins que GLPI Cloud (684 € HT), mais il ne contient aucun inventaire. Une PME qui veut suivre son parc doit partir de Growth, soit plus du double.

Ensuite, l'unité d'actif est le vrai compteur de Freshservice. Growth inclut 100 unités, mesurées sur les actifs gérés dans la base de configuration (CMDB). Notre PME type en a besoin de plus de 200 si elle suit aussi écrans, imprimantes et téléphones. Au-delà, les unités se vendent par lots de 500, sur un niveau ITAM que la page renvoie vers une grille séparée sans prix lisible. Demandez ce chiffre par écrit avant de signer.

Enfin, le zéro de GLPI auto-hébergé n'est pas gratuit. Il faut un serveur (une petite machine virtuelle suffit), une base MySQL ou MariaDB, des sauvegardes, des mises à jour de sécurité régulières et quelqu'un qui sait faire. Comptez une à trois journées de prestataire pour l'installation et le paramétrage initial, puis une demi-journée par trimestre pour la maintenance. Pour une PME sans administrateur système, le cloud GLPI à 19 € est presque toujours plus rationnel.

Inventaire du parc : là où les deux outils divergent le plus

Côté GLPI, l'inventaire automatique est natif depuis la version 10. Un agent (l'agent GLPI, pris en charge sur Windows, Linux, macOS et Android) installé sur chaque poste remonte le matériel, le système, les logiciels installés et les numéros de série. GLPI rapproche ensuite ces logiciels de vos licences, ce qui permet de repérer les licences payées et non utilisées. La découverte réseau des imprimantes et commutateurs se fait par SNMP. En cloud public, une limite existe : 500 remontées d'inventaire par heure, avec blocage d'une heure en cas de dépassement. Pour 120 postes, c'est sans effet ; pour un parc de plusieurs milliers de machines, il faut étaler les remontées ou passer en cloud privé.

Côté Freshservice, le niveau ITAM Growth (inclus à partir de la formule Growth) couvre la découverte des postes Windows, macOS et Linux, avec ou sans agent, la découverte réseau et cloud, le cycle de vie du matériel et la CMDB. En revanche, la gestion des contrats et bons de commande, la gestion des licences logicielles et la découverte des applications SaaS utilisées dans l'entreprise sont réservées au niveau ITAM Pro, vendu en plus. Or, pour une PME, la question « combien de licences paie-t-on pour rien ? » est souvent la plus rentable de toutes.

Si vous utilisez déjà Microsoft Intune pour gérer les postes, vérifiez pendant l’essai comment chaque outil en récupère les données (connecteur, extension ou import) : c’est souvent là que naissent les doublons d’inventaire (et si vous hésitez encore sur l’outil de gestion des appareils lui-même, lisez notre comparatif Intune vs Jamf). Mais l'inventaire n'est utile que s'il est tenu : la question à se poser n'est pas « l'outil sait-il inventorier ? », mais « qui, chez nous, corrigera les écarts chaque mois ? ». Notre checklist d'audit IT en 30 points commence d'ailleurs par là.

Tickets, portail et automatisations

Pour le travail quotidien des techniciens, Freshservice garde l'avantage de l'ergonomie. Dès Starter, il gère les incidents, la base de connaissances, les tâches, un portail d'assistance et les demandes par plusieurs canaux. Growth ajoute le catalogue de services (commander un ordinateur, demander un accès), la gestion des SLA, les astreintes et l'intégration aux clouds AWS, Azure et Google. Pro ajoute la gestion des problèmes, des changements, des incidents majeurs, des mises en production, la répartition de la charge entre techniciens et les « parcours collaborateurs » (arrivée, départ, mutation). Un détail utile pour une PME : la licence « agent métier » à 49 € par mois, en Pro et Enterprise, permet d'accueillir les RH ou les services généraux dans le même outil à moindre coût qu'un technicien Pro.

GLPI couvre l'essentiel des mêmes processus, souvent dès l'installation : tickets, SLA et délais internes (OLA), problèmes, changements, projets, base de connaissances, formulaires de demande et règles d'affectation automatiques. La version 12, publiée le 7 octobre 2026, réécrit entièrement la base de connaissances, ajoute la gestion des sessions (l'administrateur voit qui est connecté et peut révoquer une session), une authentification renforcée pour les actions sensibles, des OLA multiples rattachées à des groupes et un premier chantier d'accessibilité selon le référentiel RGAA. L'interface a gagné en clarté depuis la version 10, mais elle reste plus chargée que celle de Freshservice : prévoyez une demi-journée de formation pour les techniciens et un portail simplifié pour les salariés.

Sur l'intelligence artificielle, Freshservice va plus loin, mais elle se paie : Freddy AI Copilot (résumés, suggestions de réponse, rédaction d'articles) coûte 29 € par agent et par mois en annuel, 35 € en mensuel, et n'est proposé qu'en Pro et Enterprise. Pour trois techniciens en Pro, cela fait passer la facture annuelle de 3 024 € à 4 068 €. GLPI fait figurer « GLPI AI » parmi les fonctions de ses abonnements GLPI Network, selon le niveau souscrit : une approche plus modeste, sans tarif par technicien affiché.

Données, hébergement et continuité de service

Un outil de gestion de parc contient des données sensibles : la liste de vos équipements et de leurs failles, les noms des salariés, parfois des mots de passe glissés par erreur dans un ticket. L'endroit où elles sont hébergées compte.

GLPI Network Cloud est hébergé chez OVHcloud, avec des sauvegardes système chez Acronis à Strasbourg et un archivage chez Scaleway à Paris, sous contrat avec une société française. Les engagements sont publiés en clair : prise en charge des tickets de support sous 4 heures, rétablissement de l'instance sous 12 heures, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h. Le cloud public garantit 97 % de disponibilité annuelle, une perte de données maximale de 24 heures et un délai de reprise de 8 heures ; le cloud privé, 99 %, 1 heure et 4 heures. Attention à la lecture de ces pourcentages : 97 % autorise jusqu'à environ 11 jours d'indisponibilité par an, 99 % environ 3,7 jours. Aucune sauvegarde n'est faite pendant la période d'essai : n'y saisissez pas de données réelles avant d'avoir souscrit.

Freshservice est édité par une société américaine. Freshworks dispose d'un hébergement en Europe (son centre européen est historiquement à Francfort), qu'il faut demander et vérifier à l'ouverture du compte. Même hébergées en Europe, les données restent confiées à une société soumise au droit américain : pour les organisations qui relèvent de NIS2 ou qui travaillent avec le secteur public, c'est un point à documenter dans le registre des traitements. Voir notre guide sur les mesures de cybersécurité imposées par NIS2.

Dernier point, souvent oublié : la réversibilité. Teclib' s'engage par écrit à restituer la base complète (format MySQL) et les pièces jointes sous 30 jours, à tout moment, sans frais. Freshservice propose des exports et une API, mais pas de clause équivalente sur sa page tarifaire : à négocier dans le contrat.

Ce que ce tableau ne vous dit pas

1. Le prix en euros n'est pas le prix en dollars converti. La page française de Freshservice affiche Starter à 15 €, Growth à 40 € et Pro à 84 € en annuel ; la page américaine, 19 $, 49 $ et 99 $. L'écart dépasse le taux de change. Comparez toujours la page du pays où vous serez facturé, et faites préciser sur le devis si le montant s'entend hors taxes.

2. Un même module, trois niveaux. « Gestion des actifs incluse » ne veut pas dire la même chose selon la formule : rien en Starter, le niveau ITAM Growth et 100 unités en Growth et au-dessus, tandis que licences et contrats demandent le niveau ITAM Pro. Sur la page française, deux des trois cellules qui décrivent ce module sont même restées en anglais : signe qu'elle bouge et qu'il faut la relire le jour de la commande.

3. La page GLPI se contredit sur son offre d'entrée. Le comparatif détaillé réserve au cloud privé le tunnel VPN, le filtrage des adresses IP, l'accès en lecture à la base MySQL et les sauvegardes horaires. Mais une autre carte « Public 19 € » de la même page liste ces mêmes services. Seul le contrat fait foi : demandez-le avant de compter sur un VPN à 19 €.

4. « Utilisateur » ne désigne pas la même personne partout. GLPI facture « par utilisateur » en tête de carte, puis précise « par agent technicien » plus bas : les salariés qui ouvrent des tickets sont illimités. Freshservice facture par « agent », c'est-à-dire par technicien. Les deux grilles se comparent donc bien, mais une lecture rapide de la page GLPI peut faire croire à un prix par salarié, donc à une facture cinquante fois trop élevée.

5. Le coût caché est le paramétrage, pas la licence. Un GLPI mal paramétré devient vite un cimetière de tickets ; un Freshservice mal pensé, une collection d'automatisations que personne ne comprend. Dans les deux cas, prévoyez de deux à cinq jours de cadrage : catégories, règles d'affectation, SLA, modèle d'inventaire, portail.

Notre avis de DSI à temps partagé

Pour une PME de 30 à 300 salariés, notre réflexe est le suivant. Si le parc n'est pas maîtrisé (pas d'inventaire fiable, garanties inconnues, licences au doigt mouillé), GLPI Network Cloud est le meilleur rapport utilité-prix du marché : inventaire illimité, licences et contrats inclus, hébergement français, réversibilité écrite, 684 € HT par an pour trois techniciens. Il demande un vrai cadrage, mais une fois en place, il devient la mémoire du système d'information.

Si le parc est déjà suivi ailleurs (par Intune ou par l'outil de supervision de votre infogéreur) et que l'enjeu est la qualité de service perçue par les salariés, Freshservice Growth se justifie : portail plus agréable, catalogue de services, SLA et automatisations sans code. Budgétez alors 1 440 € par an pour trois techniciens, plus les unités d'actifs au-delà de 100, et visez Pro seulement si vous avez besoin de la gestion des changements.

Dans tous les cas, l'outil ne remplace pas la gouvernance. C'est exactement le rôle d'un DSI externalisé : choisir l'outil, le cadrer, puis s'assurer chaque mois que l'inventaire et les tickets reflètent la réalité. Et si vous ne savez pas par où commencer, un audit informatique dressera d'abord l'état du parc.

Comment trancher en trois semaines

  1. Écrivez vos trois douleurs. Inventaire inconnu, demandes perdues, licences payées pour rien, garanties expirées : classez-les. Si l'inventaire arrive en tête, GLPI part favori ; si c'est le traitement des demandes, Freshservice.
  2. Comptez vos actifs et vos techniciens. Nombre de postes, écrans, imprimantes, téléphones, serveurs ; nombre de personnes qui traiteront des tickets, y compris le prestataire. Ces deux chiffres font la facture.
  3. Ouvrez les deux essais en parallèle. 45 jours chez GLPI Cloud, 14 jours chez Freshservice : démarrez Freshservice en second pour que les deux périodes se recouvrent. Utilisez des données fictives (aucune sauvegarde pendant l'essai GLPI).
  4. Déployez l'agent d'inventaire sur dix postes. Comparez ce qui remonte (matériel, logiciels, numéros de série) et le temps passé à le rendre lisible.
  5. Faites traiter dix vrais scénarios. Panne d'imprimante, arrivée d'un salarié, demande d'accès, ordinateur volé : chronométrez, et demandez aux salariés quel portail ils préfèrent.
  6. Demandez les devis écrits. Chez Freshworks : prix des unités d'actifs au-delà de 100, hébergement européen, clause de réversibilité. Chez Teclib' : périmètre exact de l'offre Public (VPN, sauvegardes), contrat et engagements de service.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre GLPI et Freshservice ?

GLPI est un logiciel libre français de gestion de parc et de centre d'assistance, gratuit à installer ou disponible en cloud chez Teclib' à partir de 19 € HT par technicien et par mois. Freshservice est un logiciel en ligne américain de gestion des services informatiques, facturé de 15 € à 84 € par agent et par mois en annuel. GLPI est plus fort sur l'inventaire et les licences, Freshservice sur l'ergonomie du portail et les automatisations.

GLPI est-il vraiment gratuit ?

Le logiciel est gratuit et libre (licence GPL v3) : vous pouvez l'installer sur votre serveur sans payer de licence. Il faut en revanche assumer l'hébergement, les sauvegardes, les mises à jour de sécurité et le paramétrage. Les offres payantes GLPI Network ajoutent le support de l'éditeur (100 € HT par mois jusqu'à 10 techniciens en auto-hébergé) ou l'hébergement géré (19 € HT par technicien et par mois en cloud public).

Freshservice inclut-il la gestion de parc ?

Pas dans toutes les formules. Au 20 octobre 2026, Starter n'inclut pas de module d'inventaire. Growth, Pro et Enterprise incluent le niveau ITAM Growth (découverte des postes, cycle de vie du matériel, CMDB) avec 100 unités d'actifs ; les unités supplémentaires se vendent par lots de 500. La gestion des licences logicielles et des contrats demande le niveau ITAM Pro, payant en plus.

Où sont hébergées les données ?

GLPI Network Cloud est hébergé en France chez OVHcloud, avec sauvegardes chez Acronis à Strasbourg et archivage chez Scaleway à Paris, sous contrat avec la société française Teclib'. Freshservice est édité par la société américaine Freshworks, qui propose un hébergement en Europe à demander à l'ouverture du compte. Une installation GLPI sur vos propres serveurs reste la seule option où les données ne quittent jamais votre infrastructure.

Peut-on migrer de GLPI vers Freshservice, ou l'inverse ?

Oui, mais il faut le préparer. Les actifs s'exportent et s'importent par fichiers CSV ou par API dans les deux sens ; l'historique des tickets est plus délicat et se migre souvent partiellement. Teclib' garantit par contrat la restitution de la base GLPI Cloud sous 30 jours sans frais. Prévoyez de nettoyer l'inventaire avant toute migration : migrer des données fausses ne fait que déplacer le problème.

En résumé

GLPI et Freshservice ne viennent pas du même endroit : le premier est une base d'inventaire devenue centre d'assistance, le second un guichet de service qui a ajouté l'inventaire. Pour trois techniciens, GLPI Cloud coûte 684 € HT par an avec actifs illimités, licences et contrats ; Freshservice demande 1 440 € par an en Growth pour 100 unités d'actifs, et 3 024 € en Pro pour la gestion des changements. Choisissez GLPI si la maîtrise du parc et la souveraineté priment, Freshservice si l'expérience des salariés et la rapidité de mise en route l'emportent. Pour choisir et cadrer l'outil avec un regard extérieur, découvrez notre offre de DSI externalisé ou contactez-nous.

Nathan Ibgui, consultant IT & IA

Écrit par

Nathan Ibgui

Consultant indépendant et CIO externalisé, j'accompagne les PME et ETI sur leur stratégie IT, l'intelligence artificielle, l'automatisation et la cybersécurité — du diagnostic au pilotage.

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